Le ministre de la Communication Gilad Erdan a annoncé jeudi qu’Israël abolirait sa taxe controversée sur la télévision en 2015, en vue d’une réforme de la télévision publique.

La décision a été signalée lors d’une conférence de presse commune avec le ministre des Finances Yair Lapid.

« L’Etat ne peut pas réclamer des fonds au contribuable pour la télévision publique alors qu’il sait très bien que cet argent n’y est pas investi, » a indiqué Erdan.

« Aujourd’hui, nous lançons le sauvetage de la télévision publique, l’Autorité de radiodiffusion d’Israël (IBA) sera fermée et un nouvel organe public de radiodiffusion la remplacera, » a ajouté le ministre de la Communication.

L’organe de remplacement vise à créer trois réseaux de télévision différents : un réseau en hébreu, un en arabe et un réseau pour enfants, selon Israel Radio.

Depuis 1965, chaque domicile israélien muni d’une télévision – qu’elle soit utilisée pour les réseaux câblés, avec un satellite ou simplement pour visionner des vidéos – doit payer une redevance télé annuelle. Cette taxe aidait à financer l’IBA.

Aujourd’hui, la taxe s’élève à 345 shekels [75 euros].

L’IBA s’est toujours rigoureusement appliqué à faire respecter ce règlement, ignorant les plaintes des propriétaires de télévision qui n’utilisent pas ses services ou qui ne sont connectés à aucun service télévisé.

Mardi, la commission des finances de la Knesset a publié un rapport accablant sur l’IBA, après la révélation que l’Autorité avait dépensé 30 millions de shekels [625 000 euros] en 2013 en frais d’avocat pour poursuivre les fraudeurs, selon Maariv.

« Les 30 millions, dépensés en frais auprès de 11 cabinets juridiques différents en 2013, auraient pu servir à employer près de 300 employés, et même si moins de personnes avaient été employées, elles auraient fait le même travail avec un plus petit budget, » a affirmé le président de la commission, Nissan Slomiansky (Habayit Hayehudi).

Le montant total des impôts collectés par l’IBA en 2013 s’élève à environ 461 millions de shekels (96 millions d’euros).