Le Fonds monétaire international [FMI] prévoit que la croissance de l’économie israélienne restera stable à 3,4 % en 2014, mais souligne l’ampleur des disparités sociales, dans un rapport annuel rendu public mercredi.

« Les fondamentaux de l’économie israélienne restent forts. La croissance du PIB est solide, le chômage faible et l’inflation se maintient dans la fourchette prévue de 1 à 3% », souligne le FMI, ajoutant que « le secteur financier est en bonne santé ».

Le FMI prévoit une croissance de 3,4 % cette année, le même niveau que celui estimé pour 2013 et pour celui réalisé en 2012. Le chômage devrait très légèrement progresser cette année et toucher 6,7 % de la population active, contre 6,4 % l’an dernier.

Les réserves en devises étrangères pourraient atteindre 85 milliards de dollars [62 milliards d’euros] contre 82 milliards l’an dernier.

Dans ce tableau positif, le FMI note toutefois que le niveau de la dette publique reste élevé, et relève la très forte augmentation du prix des logements, qui, si elle persiste, pourrait « constituer un risque pour la stabilité financière ».

Il pointe également le fort taux de chômage et les « différences de productivité » entre la population juive en général et la communauté des ultra-orthodoxes (environ 8 % de la population) et des Arabes israéliens (20 %) qui si « elle se poursuit pourrait affaiblir la croissance économique potentielle à long terme ».

Une grande partie des ultra-orthodoxes juifs ne travaillent pas, pour se concentrer sur les études religieuses. La communauté des Arabes israéliens, souffrent de discriminations, en particulier en matière d’emploi, de logement, d’éducation et de financements publics.

Le rapport du FMI ne fait pas mention des risques de boycott économique, notamment de la part de l’Union européenne (UE), qui absorbe un tiers des exportations israéliennes, en cas d’échec des négociations avec les Palestiniens parrainées par les Etats-Unis.

Le ministre israélien des Finances Yaïr Lapid a récemment révélé une projection selon laquelle, en cas de boycott partiel de l’UE, « les exportations reculeraient de près de 20 milliards de shekels par an (4,2 milliards EUR) et le PIB d’environ 11 milliards de shekels par an » (près de 2,3 milliards EUR, sur environ 190), ajoutant que « 9 800 employés seraient licenciés immédiatement ».