Formation d’un gouvernement d’union interpalestinien ?
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Formation d’un gouvernement d’union interpalestinien ?

A plusieurs reprises, des annonces sur la formation imminente d'un gouvernement d'union n'ont pas été suivies d'effet

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas rencontre Khaled Meshaal, alors dirigeant du Hamas, au Caire, en février 2012. (Crédit : Mohammed al-Hums/Flash90)
Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas rencontre Khaled Meshaal, alors dirigeant du Hamas, au Caire, en février 2012. (Crédit : Mohammed al-Hums/Flash90)

Les Palestiniens ont relancé leurs efforts de réconciliation interne, décidant de former prochainement un gouvernement d’union.

Une entente est intervenue dans la nuit de mardi à mercredi lors d’une réunion à Gaza entre une délégation de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) et des dirigeants du mouvement islamiste Hamas « pour former un gouvernement d’union nationale d’ici cinq semaines », a déclaré à l’AFP un membre de la mission de l’OLP qui a requis l’anonymat. Ce gouvernement doit être composé de technocrates, a précisé la source.

« Il y a également eu des progrès sur la tenue de futures élections et la composition de l’OLP », a ajouté le responsable palestinien sans donner d’autres détails.

La délégation de l’OLP, qui était arrivée mardi soir dans la bande de Gaza, est conduite par Azzam al-Ahmad, un dirigeant du mouvement nationaliste Fatah. Elle a été accueillie par le chef du gouvernement du Hamas à Gaza, Ismael Haniyeh, et le numéro deux du mouvement islamiste, Moussa Abou Marzouq.

Les entretiens se sont déroulés à huis-clos et doivent se poursuivre mercredi.

« J’appelle à mettre en œuvre la réconciliation palestinienne pour parvenir à un seul gouvernement, un seul système politique et un seul programme national », a plaidé M. Haniyeh en recevant chez lui les délégués de l’OLP.

Son hôte, Azzam al-Ahmad, s’est dit « heureux que le moment soit venu de mettre fin à la division ».

Le Fatah, le principal parti de l’OLP, et le Hamas ont signé en 2011 au Caire un accord de réconciliation pour mettre fin à la division politique entre les deux territoires.

Mais la plupart des clauses sont restées lettre morte.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a pour sa part accusé les Palestiniens de saborder le processus de paix.

« L’Autorité palestinienne, qui menaçait hier de se dissoudre, parle aujourd’hui de réunification avec le Hamas », a déploré lundi M. Netanyahu. « Ils doivent décider s’ils veulent la paix ou se réunifier avec le Hamas ».

Le Hamas est catégoriquement opposé aux négociations en cours avec Israël.

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