« Foxtrot » qualifié pour l’Oscar du meilleur film en langue étrangère
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« Foxtrot » qualifié pour l’Oscar du meilleur film en langue étrangère

Le film israélien de Samuel Maoz, sur la mort d'un fils à l'armée, qui avait attiré les critiques et la condamnation de la ministre de la Culture fait partie des neufs films pré-sélectionnés

Lior Ashkenazi interprète Michael Feldman dans ‘Foxtrot’ de Samuel Maoz. (Crédit : autorisation)
Lior Ashkenazi interprète Michael Feldman dans ‘Foxtrot’ de Samuel Maoz. (Crédit : autorisation)

Neuf films ont été pré-sélectionnés pour le très convoité Oscar du meilleur film en langue étrangère, dont le film de guerre israélien « Foxtrot ».

Le film israélien est un drame familial sur de deuil, le traumatisme et la mort. Cinq des neuf finalistes doivent être annoncés le 23 janvier en même temps que le reste des nominations pour les prix les plus prestigieux du cinéma américain.

« Foxtrot » a remporté le Lion d’Argent au festival de Venise et a raflé un Ophir, l’équivalent israélien de l’Oscar, avec huit nominations, ce qui lui a permis de se qualifier pour l’Oscar du meilleur film en langue étrangère.

Raconté en trois actes, chaque section est différente dans son style et son ton. Dans la première partie, Michael et Dafna Feldman, couple de la classe moyenne, apprennent que leur fils soldat, Yonatan, est tombé au combat. Le deuxième acte se situe sur un point de passage routier israélien anonyme reculé. La dernière partie se déroule dans l’appartement familial de Tel Aviv.

Yonatan Shiray dans le film primé ‘Foxtrot’ (Crédit : autorisation ‘Foxtrot’)

Le film a été largement acclamé, mais a aussi largement provoqué la controverse et des débats sur la réalité israélienne contemporaine.

Miri Regev, la ministre de la Culture, qui n’aurait pas vu le film, l’a condamné, jugeant qu’il s’agissait d’un travail de trahison, et a appelé l’Etat à cesser le financement de films qui peuvent être utilisés comme « une arme de propagande pour nos ennemis. »

Samuel Maoz récompensé par le Lion d’argent du Grand prix du jury de la Mostra de Venise pour son film « Foxtrot », à Venise, le 9 septembre 2017. (Crédit : Tiziana Fabi/AFP)

« Foxtrot » sera en compétition avec le film libanais « L’insulte« , qui traite de la guerre civile.

Le réalisateur franco-libanais Ziad Doueiri, a été détenu au Liban pendant quelque temps au Liban cette année, à son arrivée dans le pays la promotion de son film, parce qu’il avait tourné « L’attentat » en Israël en 2013.

Il a finalement été innocenté par un tribunal militaire.

Ziad Doueiri, au centre, avec les acteurs Ali Suliman, à droite, et Raymond Amsalem, à gauche, sur le plateau de « L’Attentat ». (Crédit : autorisation de Ziad Doueiri)

« L’insulte » plante son décor dans l’ère post-guerre, et s’intéresse à un conflit juridique entre Tony, un nationaliste chrétien incarné par l’acteur et comédien libanais Adel Karam, et un un réfugié palestinien nommé Yasser, incarné par Basha.

Le dernier film israélien a avoir été nominé aux Oscar était « Footnote », un film de Joseph Cedar en 2011, qui a perdu face au film iranien « La Séparation ». Aucun autre film israélien n’avait été jusqu’aux pré-sélections depuis.

L’AFP a contribué à cet article.

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