Cinq organisations syndicales françaises réclament la « libération immédiate » du syndicaliste iranien Reza Shahabi, en grève de la faim depuis son incarcération début août, dans un appel diffusé lundi.

La CFDT, la CGT, FSU, Solidaires et l’Unsa « demandent la libération immédiate de Reza Shahabi », syndicaliste à la régie d’autobus de Téhéran Vahed, dans un appel adressé vendredi au guide suprême iranien Ali Khamenei et au président Hassan Rouhani.

Condamné en 2010 à six ans de prison, Shahabi a été libéré en 2016, avec trois mois d’avance, pour raisons médicales. Mais « il a été contraint le 9 août dernier de se présenter à la prison de Rajai Shahr afin de purger les trois mois du reste de sa peine, et cela malgré le rapport du médecin déconseillant son maintien en prison », dénoncent les syndicats, précisant qu’il a alors « entamé une grève de la faim ».

« Prétextant une non-conformité de sa libération de 2016, les autorités pénitentiaires ont aggravé sa peine d’un an supplémentaire de détention », ajoutent-ils, jugeant que la condamnation est intervenue « en violation avec les conventions fondamentales de l’Organisation internationale du travail (OIT) », dont l’Iran « est membre ».

Les organisations syndicales font également valoir que l’état de santé de Reza Shahabi est « déjà très dégradé, suite aux conditions de ses précédents séjours en prison et des traitements inhumains qu’il a subis ». Elles « tiendront pour responsables les dirigeants de l’Etat iranien de la détérioration prévisible de son état de santé ».

Les cinq syndicats « exigent » également « la libération des autres militants emprisonnés en raison de leurs activités syndicales, dont des enseignants comme Esmail Abdi », et « les annulations de peines d’autres militants syndicaux du syndicat Vahed, tels que Ebrahim Madadi et Davoud Razavi ».