Le directeur du journal français d’extrême droite Rivarol, Jérôme Bourbon, a été condamné mercredi à 11 000 euros d’amende pour contestation de crime contre l’humanité et provocation à la haine, après avoir diffusé des tweets antisémites.

En juin 2015, il avait notamment tweeté « Triste époque: les gens ne croient pas en Dieu ni en l’enfer, mais ils croient aux chambres à gaz sans les avoir vues. »

A un internaute qui lui avait envoyé en réplique des photos de l’entrée du camp de Birkenau et de corps émaciés de déportés, il avait répondu que « ces photos ne constituent pas en elles-mêmes des preuves de l’existence des chambres à gaz homicides. »

Début juillet 2015, il avait aussi vu dans la condamnation en 2009 à 11 ans de prison pour négationnisme d’Horst Mahler, figure de l’extrême droite allemande, la « preuve que nous vivons dans une Europe juive ».

Dans ce dossier, il a été condamné à 100 jours amende à 80 euros, soit 8 000 euros. Une peine de jours amende implique que le condamné voit cette peine transformée en emprisonnement s’il ne s’acquitte pas de la totalité de l’amende.

Puis en février 2016, Jérôme Bourbon avait tweeté au sujet de l’ex-ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius : « Fabius président du Conseil constitutionnel. Après Badinter et Debré le petit-fils de rabbin. Le Palais-Royal est un territoire occupé. »

Le tribunal l’a condamné dans ce dossier à 3 000 euros d’amende.

Au total dans les deux dossiers, Jérôme Bourbon a été condamné à verser 8 500 euros de dommages et intérêts et frais de justice à des associations parties civiles.

Il a déjà été condamné à neuf reprises pour des infractions du même ordre.