France Télévisions offre des cadeaux Sodastream à ses candidats dans ses émissions de jeux.

Une tribune publiée dans le quotidien Libération demande à la chaine publique de cesser ce partenariat.

Cette opération de boycott, dont l’initiative est attribuée à une dizaine de personnalités membres du monde de l’éducation ou de l’associatif, n’utilise pas cette fois comme levier le peuple israélien mais les habitants bédouins du Negev.

SodaStream a en effet annoncé en octobre qu’il transférerait son usine de Cisjordanie vers Lehavim, une communauté du Negev près de Beer Sheva dans le sud d’Israël. Le déménagement doit avoir lieu avant la fin 2015.

C’est ce choix de relocalisation que souhaite dénoncer la tribune qui n’hésite pas à affirmer que l’usine sera installée sur « des terres volées aux Bédouins de cette région, qui y vivent depuis le VII siècle ».

Sur ce même ton de vindicte, le collectif à l’origine de l’article et qui se réclame de la campagne internationale BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions), poursuit sur le fait que ces Bédouins seraient
« quotidiennement attaqués, expulsés de leurs terres ancestrales et victimes de nombreuses discriminations. [Ils] sont de plus en plus menacés par la politique israélienne de judaïsation du Néguev, qui impose leur transfert et leur sédentarisation forcés ».

Environ 1 110 employés travaillent dans l’usine de Maale Adumim, y compris 850 qui sont des Arabes israéliens ou des Palestiniens. Beaucoup d’entre eux risquent de perdre leurs emplois dans le déménagement de la société dans le Negev.

Ces mêmes ouvriers confirmaient dans un reportage paru en février dans le Times of Israel, recevoir les mêmes salaires et les mêmes avantages sociaux que les employés israéliens.

SodaStream emploie plus de 2 000 personnes sur une vingtaine de sites en Australie, en Chine, en Allemagne, en Afrique du Sud, en Israël et en Cisjordanie.