Un jeune Français a été interpellé vendredi à l’aéroport de Nice (sud) en provenance de Turquie, alors qu’il revenait des « zones de combat » en Irak ou en Syrie, a-t-on appris de source proche du dossier.

Agé de « moins de 20 ans », le jeune homme faisait l’objet d’un signalement et a été arrêté par la police aux frontières à son arrivée sur le sol français, a indiqué la même source, sans livrer plus de détails ni spécifier s’il était présumé djihadiste.

Il devrait être entendu par les services de renseignements français, a-t-elle seulement ajouté.

Cette arrestation est intervenue trois jours après le retour rocambolesque de trois djihadistes présumés de Turquie vers la France, qui avait mis le gouvernement dans l’embarras.

Attendus par des policiers à l’aéroport parisien d’Orly, les trois hommes, originaires de la région de Toulouse (sud-ouest), étaient finalement arrivés sans encombre à Marseille (sud), avant de se rendre aux autorités le lendemain.

L’interpellation de Nice survient aussi dans un climat d’inquiétude face à la menace djihadiste, qui a poussé les autorités françaises à renforcer depuis jeudi la sécurité dans les lieux et transports publics, après l’appel au meurtre de Français lancé par le groupe Etat islamique et la décapitation d’un randonneur français en Algérie par des jihadistes se revendiquant de l’organisation.

Selon le gouvernement, environ 930 Français sont impliqués dans des filières de recrutement de candidats au djihad vers la Syrie et l’Irak (350 sur place dont 63 femmes, 185 repartis de Syrie, 170 en transit vers la zone et 232 ayant des velléités de départ), un nombre en « augmentation de 74 % en huit mois ».