Rappel des dix dates-clés des relations entre les Palestiniens et la France, premier pays occidental à affirmer dès 1970 devant les Nations unies la nécessité de reconnaître leurs droits.

– 21 oct 1974 : Le ministre des Affaires étrangères Jean Sauvagnargues est le premier membre d’un gouvernement occidental à rencontrer le chef de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) Yasser Arafat lors d’une visite à Beyrouth.

– 31 oct 1975 : L’OLP est autorisée à ouvrir un « Bureau d’information et de liaison » à Paris (élevé au rang de Délégation générale de Palestine en 1989, puis de Mission de Palestine en 2010).

– 4 mars 1982 : Le président François Mitterrand défend, devant le Parlement israélien, le principe d’un Etat palestinien. En 1980, les efforts de Paris avaient abouti à la déclaration du sommet de Venise affirmant la nécessité « d’associer l’OLP » à toute négociation de paix.

– août 1982 : La France participe activement à l’évacuation par mer de Yasser Arafat et des forces palestiniennes du réduit de Beyrouth où elles sont encerclées par l’armée israélienne.

En novembre 1983, la France participe à une nouvelle opération d’évacuation du chef palestinien, encerclé avec ses fidèles à Tripoli, dans le nord du Liban, par ses adversaires palestiniens et l’armée syrienne.

– 2-3 mai 1989 : Le président Mitterrand, prenant acte de la reconnaissance implicite de l’existence d’Israël contenue dans la proclamation d’un Etat palestinien indépendant en novembre 1988, reçoit Arafat pour sa première visite en France. Celui-ci choisit de dire en français que la charte de l’OLP (adoptée en 1964 et amendée en 1968 et qui stipule implicitement la destruction d Israël) est « caduque ».

– 29 oct 2004 : le président Jacques Chirac prend la décision d’accueillir en France Yasser Arafat, pour y être soigné après une brusque dégradation de son état de santé. Après son décès, le 11 novembre, Paris lui rend un hommage solennel, digne d’un chef d’Etat.

– 17-18 nov 2013: le président François Hollande, en visite au Proche-Orient, plaide pour la solution de « deux Etats pour deux peuples », l’arrêt de la construction des Territoires occupés et pour un partage de Jérusalem comme capitale des deux Etats.

– 2 déc 2014 : L’Assemblée nationale française adopte une résolution non contraignante invitant « le gouvernement à reconnaître l’Etat de Palestine en vue d’obtenir un règlement définitif du conflit ».