Le président du Crif a commencé son discours à la cérémonie du 75e anniversaire de la rafle du Vel d’Hiv, par honorer la mémoire de Simone Veil, « une femme d’exception ».

Les rafles qui ont touché les Juifs sont avant tout des arrestations massives. « Celle que nous commémorons aujourd’hui a été orchestrée par le régime de Vichy, par la police française, par la brigade spéciale dont tous les hommes étaient des volontaires et ont été confrontés au regard d’un enfant juif, » déclare Kalifat.

Il s’est interrogé sur les questionnements des victimes. « Autant de pertes pour l’Europe et le monde, dit-il en saluant le travail de Serge Klarsfeld « qui a tant oeuvré. » De même que le comité du Crif en charge du devoir de mémoire et de « la recherche permanente qui nous rassemble ».

Comme Jankelevitch le soulignait, « l’extermination des juifs ne fut pas une flambée de violences, elle a été méthodiquement préparée à travers une idéologie qui existe encore aujourd’hui et qui s’appelle l’antisémitisme, le fruit d’une idéologie partagée, exacerbée.

Kalifat a rappelé le chemin qui existe entre le meurtre d’Ilan Halimi et le meurtre de Sarah Halimi en avril dernier.

« Écoutons la vérité sur ce meurtre. » « L’antisémitisme a toujours se réinventer et prendre des formes nouvelles, celui des religieux, des extrêmes. »

Il a remercié les forces de sécurité françaises qui assure la sécurité de la vie juive en France.

Il a fustigé les campagnes de boycott à l’encontre d’Israël, en rappelant les dernières résolutions de l’UNESCO, qui ont nié les liens juifs.

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