L’aviation israélienne a lancé samedi plusieurs frappes sur le sud de la bande de Gaza, sans faire de victime, après un tir de roquette du territoire visant Israël, a-t-on appris de sources officielles israélienne et palestinienne.

Dans un communiqué, l’armée israélienne a indiqué que l’aviation avait « touché un site d’activités terroristes et un dépôt d’armes dans le sud de la bande de Gaza ».

Les raids israéliens ont été confirmés par les autorités de Gaza.

Selon un porte-parole, des hélicoptères Apache israéliens ont endommagé un camp d’entraînement de la branche armée du Hamas à l’ouest de Khan Younès et atteint un terrain vague à Rafah, près de la frontière égyptienne.

Ces frappes n’ont pas fait de victime.

Samedi matin, un groupe armé palestinien avait tiré une roquette depuis Gaza vers le sud d’Israël, sans faire ni victime ni dégât, selon l’armée israélienne.

Ce tir intervient au moment où une très vive tension règne sur le terrain. L’armée et les services de sécurité israéliens conduisent des recherches intensives pour retrouver trois jeunes Israéliens portés disparus depuis jeudi soir en Cisjordanie qui, selon l’armée, ont vraisemblablement été enlevés par des Palestiniens.

L’armée a fermé les deux principaux points de passage entre Israël et la bande de Gaza pour éviter que les trois disparus puissent éventuellement être transférés dans la bande de Gaza contrôlée par les islamistes du Hamas.

Selon des statistiques de l’armée, 128 roquettes ou obus de mortier ont été tirés depuis le début de l’année — dont 4 depuis début juin — de la bande de Gaza vers le sud d’Israël.

Le dernier tir de roquettes remonte à mercredi. Peu après, l’armée israélienne avait lancé un raid aérien, tuant un Palestinien et en blessant deux autres.

Le mort et un des blessés étaient des militants radicaux salafistes accusés par Israël d’attaques à la roquette.

Les attaques de groupes armés de Gaza ont nettement diminué ces derniers mois, le Hamas s’efforçant de les empêcher après avoir conclu une trêve avec Israël en novembre 2012.

Ces attaques sont le fait de groupes djihadistes salafistes, favorables à un retour aux pratiques de l’islam des origines, qui revendiquent quelques centaines de membres éparpillés entre diverses factions.

Un temps compagnons de route du Hamas, ils s’en sont progressivement éloignés, estimant qu’il n’allait pas assez loin dans l’imposition de la loi islamique.

Ils se distinguent de l’ensemble des mouvements palestiniens, y compris islamistes, en revendiquant une proximité idéologique avec Al-Qaïda.