Le Premier ministre belge Elio Di Rupo s’est entretenu dimanche par téléphone avec le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu et le président français François Hollande, après l’attaque du Musée juif de Belgique, qui a coûté la vie à deux Israéliens et une Française.

M. Di Rupo a exprimé aux deux dirigeants « ses sincères condoléances » après cette « attaque odieuse » qui « est une attaque contre la communauté juive et contre les valeurs de notre démocratie », selon un communiqué des services du Premier ministre.

Dans l’après-midi, M. Di Rupo et les ministres de la Justice et de l’Intérieur devaient rencontrer le président du Congrès juif européen à Bruxelles.

Au cours d’un entretien avec les représentants de la communauté juive de Belgique, la ministre de l’Intérieur, Joëlle Milquet, a annoncé que les mesures de sécurité renforcée –de niveau 4, le plus élevé– « resteront en vigueur jusqu’à nouvel ordre ».

La communauté juive a affirmé « sa volonté » de poursuivre les activités dans les écoles, les synagogues et les centres culturels du royaume, mais « avec une présence policière permanente », selon un communiqué du ministère.

La justice devait diffuser dans l’après-midi un appel à témoin avec des photos prises par des caméras du surveillance de l’homme qui a, « probablement seul », ouvert le feu dans le musée samedi.

Dans un communiqué, la Conférence des Rabbins Européens estime que « l’enquête déterminera si ces assassinats ont été perpétrés par l’extrême droite, l’islamisme radical ou par d’autres meurtriers ».

Mais, pour elle, « le message des assassins est clair : ‘il n’y a pas de place pour les juifs en Europe' ».

« L’Europe doit exprimer un message sans équivoque et engager des actions forte pour lutter contre l’antisémitisme », a déclaré le Grand rabbin Pinchas Goldschmidt, qui préside cette Commission.