Le dossier de l’attaque contre le musée juif de Belgique à Bruxelles, qui a fait quatre morts, dont deux Israéliens, a été transféré au parquet fédéral compétent en matière de terrorisme, a annoncé lundi une porte-parole de la justice.

« Le dossier est renvoyé au fédéral », a déclaré Ine Van Wymersch, porte-parole du parquet de Bruxelles, lors d’un point de presse. Elle a précisé que l’affaire n’était « pas encore » requalifiée en terroriste mais indiqué que le parquet fédéral tiendrait une conférence de presse dans l’après-midi.

Ce renvoi a été décidé sur la base « de l’identité et de la nationalité des victimes » — un couple de touristes israéliens, une bénévole française du musée et un jeune employé belge — « et de l’analyse des images » de l’attaque prises par les caméras de surveillance, a-t-elle indiqué.

Ces dernières, diffusées dimanche par la police dans le cadre d’un appel à témoins, montrent « un individu de sang-froid et bien déterminé dans ses actes », a relevé cette porte-parole.

On y voit l’homme, au visage peu discernable sous une casquette et des lunettes, tirer vers la réception du musée avec une arme de type kalachnikov, avant de s’enfuir en courant.

Mme Van Wymersch s’est refusée à confirmer ou infirmer l’allégation d’un quotidien belge selon lequel l’homme portait une caméra fixée à la bandoulière d’un de ses sacs pour filmer la tuerie, comme Mohammed Merah il y a deux ans dans le sud de la France.

La porte-parole s’est également refusée à tout commentaire sur une éventuelle concours des services israéliens à l’enquête.