Avi Gabbay, chef du parti travailliste, a exhorté lundi le gouvernement à organiser de nouvelles élections, au nom de la stabilité politique.

« Ces dernières semaines, nous avons eu vent d’un conflit au sein de la coalition : d’une part, le Premier ministre qui veut organiser des élections dès que possible, et de l’autre, les chefs de parti qui préfèrent respecter le calendrier », a déclaré Gabbay durant la réunion hebdomadaire de l’Union sioniste.

« Dans ce débat, je me range aux côtés du Premier ministre : l’heure est venue d’organiser des élections. »

« Nous voyons les tensions à Gaza, sur le plateau du Golan », et au Liban, a ajouté Gabbay.

« Dans cette atmosphère, le peuple d’Israël a besoin d’un gouvernement concentré, et pas d’un gouvernement qui ne s’occupe que de l’éventualité d’une élection. »

« C’est pourquoi, j’en appelle aux leaders de la coalition : l’heure est venue d’organiser des élections. »

Le président de l’Union sioniste Avi Gabbay a fait savoir plus tard qu’il était prêt à devenir le numéro deux sur une liste de candidats placés sous la responsabilité du président de Yesh Atid, Yair Lapid, si les sondages devaient indiquer que Yesh Atid se distinguerait mieux que sa propre faction à la Knesset lors d’un scrutin futur.

« Certains disent que j’ai dévié à droite ou à gauche mais ce n’est pas vrai », a-t-il dit aux militants étudiants du parti travailliste à l’université Ben Gurion. « J’ai dit que je ne rejoindrais pas une faction avec la Liste arabe unie et également que je n’évacuerais pas les blocs d’implantations ».

« Je ne suis pas un produit des conseillers politiques », a-t-il ajouté.

La prochaine élection est prévue pour novembre 2019. Gabbay, qui n’est pas un député en exercice, s’est déjà placé comme rival au Likud de Netanyahu.

Le Premier ministre n’a pas officiellement admis qu’il était intéressé par des élections anticipées.