Israël a remporté une victoire décisive dans les hostilités de l’été avec le Hamas, mais le maintien d’un cessez-le-feu à long terme dépend de l’amélioration des conditions de jour en jour et des conditions économiques des habitants de Gaza, a déclaré le chef d’état-major de Tsahal, le lieutenant Benny Gantz.

« Le Hamas, dans son état actuel, ne sera pas enclin à laisser la situation sécuritaire avec nous se détériorer, » a-t-il confié à Haaretz dans une interview publiée jeudi.

La capacité du Hamas à combattre Israël a subi un coup, et l’organisation a perdu « des ressources, des tunnels, des roquettes », a-t-il ajouté.

Cependant, pour assurer le maintien de la paix avec la bande de Gaza, il faudra des « carottes », a déclaré Gantz.

Le programme de surveillance sous l’égide d’Israël, de l’ONU et de l’Autorité palestinienne, visant à apporter plus de marchandises dans la bande de Gaza et mis en place après l’instauration du cessez-le-feu illimité le 26 août dernier, doit être poursuivi, mais d’une « manière saine ».

« La bande de Gaza doit être autorisée à importer des marchandises,» dit-il. « En fin de compte, il y a 1,8 million de personnes, entourées par l’Egypte et Israël. Ces gens doivent vivre. »

Le chef de Tsahal a ajouté qu’il était toujours plutôt en faveur de « l’espoir que de la peur. C’est la clé, à mes yeux, de la réussite. »

Gantz a déclaré que selon l’évaluation de l’armée israélienne, il y avait un petit risque de reprise des hostilités en 2015, mais même si « nos ennemis ont d’autres défis » et que « le Hezbollah et le Hamas ne veulent pas commencer une [autre] guerre avec nous en ce moment, la situation sécuritaire pourrait encore s’aggraver en raison des retombées des cas isolés » de violence émanant de la bande de Gaza.

Dans une interview séparée avec Yediot Aharonot, Gantz a défendu la performance de l’armée israélienne lors de l’opération Bordure protectrice, notant que les objectifs stratégiques de l’opération n’étaient pas « l’occupation de Gaza ou l’effondrement du Hamas ».

Certains politiciens avaient appelé à la réoccupation de la bande de Gaza et avaient jugé que l’armée israélienne n’avait pas été suffisamment créative dans ses tactiques.

Gantz a rejeté les critiques de personnes « n’ayant de responsabilité pour quoi que ce soit, à part organiser une réunion. »