Les Emirats arabes unis accusent la chaîne Al-Jazeera et des sites internet proches des Frères musulmans et du Qatar de « fabriquer » des informations laissant entendre qu’ils soutiennent l’opération israélienne à Gaza, ce qui ajoute à la tension entre les deux pays arabes du Golfe.

Le ministre d’Etat aux Affaires étrangères, Anwar Gargash, a demandé à Al-Jazeera de « s’excuser publiquement » pour avoir repris une information faisant état d’une rencontre entre les chefs de la diplomatie des Emirats et d’Israël.

Selon cette information, qui figure sur le site d’Al-Jazeera Mubasher Misr, cheikh Abdallah ben Zayed, aurait proposé à Avigdor Lieberman de financer « l’agression israélienne » contre Gaza, pour « venir à bout du Hamas ».

Al-Jazeera a repris l’information d’un site appelé « Arabi 21″, qui dit la tirer de la 2è chaîne de la télévision israélienne, qui, à son tour, a démenti, selon les médias des Emirats, en être à l’origine.

Sur son compte Twitter, cheikh Abdallah, a indiqué qu’il n’éprouvait même pas le besoin de démentir avoir rencontré Avigdor Liberman, tellement il trouvait cette information fantaisiste.

Selon Abou Dhabi, une mission du Croissant-rouge dans la bande de Gaza, fait l’objet d’une vive campagnes de sites internet proches des Frères musulmans et du Hamas.

Ces sites accusent la mission d’être composée d' »espions » des Emirats arabes unis se livrant à des activités de nature à aider Israël dans son opération.

Ces accusations ont suscité de l’indignation dans la presse des Emirats, dont l’un des commentateurs s’est élevé lundi, sur les colonnes du quotidien Al-Ittihad d’Abou Dhabi contre « une campagne systématique du Qatar et des Frères musulmans contre les Emirats ».

Alors que le Qatar soutient ouvertement les Frères musulmans, les Emirats ont déclaré la guerre à la confrérie et jugé et emprisonné plusieurs de de ses membres pour complot.

Les relations entre les deux pays sont déjà mauvaises. Le Qatar a indiqué le 10 juillet que deux de ses ressortissants ont été arrêtés aux Emirats où ils ont été présentés comme des « espions ».

Les Emirats, avaient été le 5 mars, l’un des trois pays du Golfe avec l’Arabie saoudite et Bahreïn, à rappeler son ambassadeur à Doha.

Cette démarche sans précédent avait été accompagnée d’accusations contre le Qatar d’ingérence dans les affaires de ses voisins et de soutien à la mouvance islamiste soupçonnée de chercher à déstabiliser les régimes de la région.