L’agence de l’ONU pour l’aide aux réfugiés palestiniens (UNRWA) a déploré mardi la destruction massive de bâtiments dans la bande de Gaza, une semaine après le déclenchement de l’opération israélienne, plus meurtrière que celle de 2012.

« Le niveau de pertes humaines et de destruction à Gaza est vraiment immense », a déclaré un porte-parole de l’UNRWA, Sami Mshasha, lors d’un point presse de l’ONU à Genève.

560 maisons ont été complètement détruites et des milliers de bâtiments, dont certains sont publics, ont été endommagés. Bien que les chiffres exacts des destructions d’infrastructures et de bâtiments ne sont pas connus, « il faut s’attendre à des destructions massives », a-t-il déploré.

En outre, 47 installations de l’UNRWA ont été touchées, a-t-il déploré.

Il a également précisé que 17 000 personnes ont trouvé refuge dans 20 écoles de l’UNRWA, et a appelé les parties à respecter les bâtiments de l’ONU, précisant que les coordonnées GPS de ces infrastructures avaient été transmises aux autorités israéliennes.

Sans cessez-le-feu, « nous risquons de voir une incursion militaire à Gaza, ce qui est extrêmement préoccupant car nous savons que cela veut dire plus de morts, plus de destructions », a averti M. Mshasha.

De son côté, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a salué l’idée d’un cessez-le-feu. « Mais nous devons voir » ce qui se passe sur le terrain, a indiqué une porte-parole, Nada Doumani, à Genève.

Le CICR a par ailleurs fustigé les bombardements aériens répétés qui détruisent l’infrastructure d’eau dans la bande de Gaza.

« Des centaines de milliers de personnes à Gaza sont maintenant sans eau. D’ici quelques jours, l’ensemble de la population de la bande (de Gaza, ndlr) risque de se retrouver à court d’eau », a indiqué dans un communiqué Jacques de Maio, chef de la délégation du CICR en Israël et dans les Territoires palestiniens.