Des milliers de fonctionnaires du Hamas se sont à nouveau mis en grève mardi pour réclamer le paiement de leurs salaires par l’autorité palestinienne, paralysant la majorité des administrations de la bande de Gaza.

Tous les ministères et les services publics ont été fermés, à l’exception des écoles, après le débrayage de quelques 24 000 fonctionnaires civils du mouvement islamiste palestinien, a constaté un journaliste de l’AFP.

La majorité des fonctionnaires du mouvement n’ont pas ou très peu été payés depuis plusieurs mois, l’Autorité palestinienne subissant des pressions internationales sur cette question.

Le Hamas, qui a pris le pouvoir en 2007 dans la bande de Gaza, l’a théoriquement cédé au moment de la formation le 2 juin d’un gouvernement de personnalités indépendantes né de sa réconciliation avec le Fatah du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

Après la réconciliation, le Hamas a réclamé que le nouveau gouvernement palestinien paye les salaires de ses fonctionnaires.

Si depuis fin octobre une partie des salaires des fonctionnaires civils du Hamas a été versée, les hommes armés et les membres des forces de sécurité du mouvement – plus de 20 000 personnes – n’ont toujours rien touché.

Le gouvernement de réconciliation affirme être soumis aux pressions de la communauté internationale, inquiète que l’argent ne serve à des activités terroristes. Le Hamas est considéré par Israël, l’Union européenne et les Etats-Unis comme une organisation terroriste.

Il est par ailleurs confronté au refus des banques d’effectuer des virements vers Gaza par crainte de sanctions.