Les banques ont rouvert à Gaza mercredi après six jours de fermeture imposée par les forces du mouvement terroriste du Hamas, a annoncé un responsable, en raison d’une crise autour des salaires des fonctionnaires qui écorne les débuts de la réconciliation palestinienne.

« Tous les distributeurs automatiques des banques dans la bande de Gaza fonctionnent de nouveau », affirme dans un communiqué Jihad al-Wazir, qui dirige l’Autorité monétaire palestinienne, la Banque centrale.

Les forces du Hamas se sont retirées des secteurs des banques où elles empêchaient l’utilisation des distributeurs.

Tous les services bancaires seront disponibles jeudi matin, a ajouté M. Wazir.

La semaine dernière, des échauffourées ont eu lieu près des distributeurs lorsque les fonctionnaires du Hamas ont vu leur homologues de l’Autorité palestinienne basés à Gaza retirer leurs salaires. Les forces de sécurité du Hamas ont dû intervenir et fermer les distributeurs.

La crise des salaires traduit les premières difficultés auxquelles est confronté le tout nouveau gouvernement de Rami Hamdallah.

Le Hamas avait exhorté le président Mahmoud Abbas à intervenir pour que le nouveau gouvernement paye les salaires des fonctionnaires du mouvement islamiste.

Exsangue financièrement, le Hamas, au pouvoir à Gaza, est incapable depuis plusieurs mois de payer régulièrement ses fonctionnaires. Ceux-ci espéraient pouvoir être payés par le gouvernement de consensus national formé récemment dans le cadre de l’accord de réconciliation entre le Hamas et le Fatah de M. Abbas.

L’Autorité palestinienne refusait jusque-là de payer les salaires des 50.000 fonctionnaires du Hamas qui n’étaient pas enregistrés comme employés de l’Autorité. Ces fonctionnaires ont été désignés après le coup de force du Hamas qui avait chassé de Gaza ses rivaux du mouvement Fatah (qui domine l’Autorité palestinienne) en 2007.

Si le Hamas a permis la réouverture des banques mercredi, il maintient cependant la pression en confisquant nombre de cartes bancaires dans les magasins et les supermarchés pour empêcher les règlements par carte de crédit.