Trois hommes arrêtés la semaine dernière pour leur appartenance présumée à un groupe néo-nazi interdit au Royaume-Uni ont été inculpés pour terrorisme, a annoncé lundi la police des West Midlands, dans le centre de l’Angleterre.

Deux d’entre eux – Mikko Vehvilainen, 32 ans, et Mark Barrett, 24 ans – sont des militaires britanniques domiciliés dans des casernes au Pays de Galles et à Chypre.

Selon le communiqué de la police, ces deux hommes ainsi qu’Alexander Deakin, 22 ans, ont été inculpés pour appartenance au groupe néo-nazi interdit « National Action ».

Deakin et Vehvilainen ont également été inculpés pour possession de documents contenant des informations susceptibles d’être utilisée à des fins terroristes et incitation à la haine raciale.

Les trois hommes seront présentés à un juge mardi à Londres, d’après la même source.

Le 5 septembre, cinq hommes soupçonnés de préparer des actes terroristes, dont quatre militaires, avaient été arrêtés. Deux d’entre eux avaient été remis en liberté sans inculpation, selon l’agence de presse Press Association.

« Ces arrestations étaient planifiées et fondées sur le renseignement », a indiqué la police dans le communiqué, ajoutant qu’il n’y avait « pas de risque pour la sécurité publique ».

« National Action » est le premier groupe d’extrême droite à avoir été interdit au Royaume-Uni, en décembre 2016, en vertu de la législation antiterroriste britannique.

Toute personne membre de l’organisation ou sympathisant s’expose à des poursuites criminelles pouvant entraîner une peine pouvant aller jusqu’à dix ans d’emprisonnement.

En décembre, la ministre de l’Intérieur Amber Rudd avait qualifié l’organisation « National Action » de « raciste, antisémite et homophobe », et estimé qu’elle n’avait « pas sa place au Royaume-Uni ».

L’organisation avait salué le « sacrifice » du meurtrier de Jo Cox, la députée travailliste assassinée en juin 2016, peu avant le référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l’UE, par un sympathisant néo-nazi.