Le Parlement britannique doit se prononcer lundi sur une motion appelant Londres à reconnaître un Etat palestinien, lors d’un vote au caractère symbolique puisque le gouvernement ne sera pas contraint de s’y conformer.

Le vote n’est pas contraignant mais s’il est « couronné de succès, cela exercera une pression énorme sur le gouvernement actuel et le suivant », a déclaré à l’AFP le député travailliste Grahame Morris, l’auteur de la motion.

Selon son équipe, la motion est déjà assurée du soutien du Parti travailliste ainsi que de quelques députés du Parti conservateur, au pouvoir.

« Une reconnaissance par le Royaume-Uni de la Palestine pourrait donner un élan décisif à ce que d’autres Etats de l’UE fassent de même », a estimé M. Morris, soulignant « qu’un nombre croissant de pays reconnaissent de manière unilatérale un Etat palestinien ».

« La politique du gouvernement actuel est de dire que la reconnaissance d’un Etat palestinien devrait être le résultat de négociations entre Israël et la Palestine. Mais il n’y a pas de négociations en cours et Israël s’est montré incapable de négocier de bonne foi », a-t-il encore jugé.

Ce vote intervient alors que le Premier ministre suédois vient d’annoncer que son pays allait reconnaître l’État de Palestine, sans vote du Parlement.

Cette annonce a entraîné la convocation lundi de l’ambassadeur de Suède en Israël au ministère israélien des Affaires étrangères. Israël a protesté formellement contre la décision suédoise qui selon l’Etat hébreux « ne contribue pas à l’amélioration des relations entre Israël et les Palestiniens, mais au contraire à leur détérioration ».

Selon un décompte de l’AFP, au moins 112 pays ont reconnu l’État de Palestine.

La motion présentée devant le Parlement de Westminster demande aux députés si le gouvernement « doit reconnaître l’Etat de Palestine à côté de l’Etat d’Israël ».