Un texte de plusieurs pages, dont le contenu n’a pas été révélé, signé du « Groupe des combattants du peuple », a été découvert par la police antiterroriste sur une clé USB déposée dans une poubelle d’un quartier de la capitale.

Un coup de téléphone passé par un inconnu au quotidien Le journal des rédacteurs avait indiqué dans la nuit la localisation de l’objet.

Le 12 décembre, à l’aube, des inconnus à moto avaient vidé deux kalachnikovs contre le bâtiment de l’ambassade d’Israël, dans la banlieue nord d’Athènes.

La brigade antiterroriste avait découvert 54 douilles et rapidement conclu que les armes étaient les mêmes que celles ayant servi à un attentat contre l’ambassade d’Allemagne, un an plus tôt.

Le groupe « Combattants du peuple » avait d’ailleurs revendiqué deux mois plus tard cet attentat, sans victime, contre l’ambassade d’Allemagne.

Apparu ces dernières années en Grèce comme une des multiples émanations de la mouvance armée d’extrême gauche toujours vivace dans le pays, « Combattants du peuple » a déjà revendiqué deux autres attentats : en janvier 2013 contre les bureaux du parti grec de droite Nouvelle Démocratie à Athènes et en janvier 2014 contre un concessionnaire automobile dans la grande banlieue d’Athènes.

Ces attaques n’avaient fait que des dégâts matériels.