L’envoyé pour la paix du président américain Donald Trump s’est rendu mercredi dans la zone frontalière de la bande de Gaza et a demandé au Hamas de rendre les corps de deux soldats de l’armée israélienne tombés au combat et de libérer les citoyens israéliens que le groupe terroriste détient actuellement.

« Je demande de nouveau au Hamas de rendre les soldats de l’armée israélienne, Hadar Goldin et Oron Shaul, qui ont été pris par le Hamas, et je demande au Hamas de libérer les civils israéliens qu’ils détiennent, Avraham Abera Mengistu, Hisham al-Sayed et Juma Ibrahim Abu Anima », a déclaré Jason Greenblatt.

Il était accompagné lors de sa visite par le général de l’armée responsable de la coordination des affaires civiles en Cisjordanie et à Gaza, qui a déclaré qu’Israël ne « permettrait pas d’évolution significative » de la situation dans l’enclave côtière jusqu’à ce que le Hamas, qui contrôle Gaza, ne rende les corps des soldats.

« La mission de retourner [les corps] des soldats disparus de l’armée n’a pas encore été achevée et nous ne permettrons pas une évolution significative dans la bande [de Gaza] sans solution », a déclaré le coordinateur des activités gouvernementales dans les territoires (COGAT), le général Yoav Mordechai.

La question des dépouilles des soldats disparus et des citoyens israéliens retenus par le Hamas a à nouveau été au centre des débats nationaux au cours de la dernière semaine suite à la démission de Lior Lotan, qui a été nommé par le Premier ministre Benjamin Netanyahu pour superviser les efforts pour négocier un accord avec le Hamas.

Le groupe palestinien détient les corps de Goldin et Shaul depuis que les deux soldats ont été tués dans la bande de Gaza pendant l’opération Bordure protectrice de l’été 2014. Le groupe terroriste détiendrait également Mengistu, al-Sayed et Abu Anima, qui sont tous censés être entrés à Gaza de leur plein gré.

Oron Shaul, Hadar Goldin et Avraham Mengistu. (Crédit : Flash 90/Times of Israel)

Oron Shaul, Hadar Goldin et Avraham Mengistu. (Crédit : Flash 90/Times of Israël)

Au cours de sa visite dans la région de Gaza, Greenblatt s’est rendu à Kerem Shalom, le principal point de passage à travers lequel des marchandises sont transférées d’Israël vers la bande de Gaza, ainsi que le passage Erez, où il a échangé avec des Palestiniens résidant à Gaza.

« Aujourd’hui, je me suis rendu dans la région frontalière de Gaza et j’ai beaucoup appris sur les défis difficiles auxquels sont confrontés l’armée israélienne, les Israéliens vivant dans les régions avoisinantes et les Palestiniens vivant à Gaza en raison de la mauvaise gestion du Hamas de l’aide humanitaire et de son engagement pour la violence terroriste », a déclaré Greenblatt.

« Il est clair que l’Autorité palestinienne doit reprendre son rôle dans l’administration de Gaza, car le Hamas a considérablement nuit au peuple de Gaza et n’a pas répondu à ses besoins les plus fondamentaux », a-t-il ajouté.

L’Autorité palestinienne (AP) gérait Gaza jusqu’en 2007, lorsque le Hamas a pris le contrôle de la bande aux mains du Fatah, dirigé par le président de l’AP, Mahmoud Abbas. Depuis, Israël a combattu trois guerres contre le Hamas en réponse aux tirs de milliers de roquettes sur les centres de population israéliens.

L'envoyé pour la paix du président américain Donald Trump, Jason Greenblatt (à gauche), dans un tunnel terroriste du Hamas près de la bande de Gaza avec le coordonnateur des activités gouvernementales dans les territoires (COGAT) Yoav 'Poly' Mordechai le 30 août 2017 (Crédit : Bureau du porte-parole du COGAT)

L’envoyé pour la paix du président américain Donald Trump, Jason Greenblatt (à gauche), dans un tunnel terroriste du Hamas près de la bande de Gaza avec le coordonnateur des activités gouvernementales dans les territoires (COGAT) Yoav ‘Poly’ Mordechai le 30 août 2017 (Crédit : Bureau du porte-parole du COGAT)

Greenblatt a également visité un tunnel d’attaque transfrontalier du Hamas avec Mordechai, qui a critiqué le groupe terroriste pour avoir utilisé des ressources pour ses activités militaires plutôt que de chercher à améliorer les conditions humanitaires pour les habitants de Gaza.

« Un kilomètre d’un tunnel comme celui-ci coûte environ deux cent mille dollars. Pour la même somme, des hôpitaux peuvent être construits dans la bande de Gaza au lieu de tunnels, mais les priorités du Hamas vont d’abord aux intérêts et au terrorisme des branches militaires et ensuite seulement vient le soutien de la population civile », a dénoncé Mordechai.