Grève de la faim : Barghouthi placé à l’isolement dans une nouvelle prison
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Grève de la faim : Barghouthi placé à l’isolement dans une nouvelle prison

Le service des prisons a transféré des dizaines d’autres détenus pour tenter de réprimer la protestation et ne négociera pas avec les prisonniers

Marwan Barghouthi. (Crédit : Flash90)
Marwan Barghouthi. (Crédit : Flash90)

Israël a agi rapidement pour réprimer une grève de la faim massive des prisonniers palestiniens, en transférant leur leader, Marwan Barghouthi, dans une autre prison et en le plaçant à l’isolement.

La mesure punitive a également été prise après que Barghouthi, qui purge cinq peines de prison à perpétuité, a publié lundi un éditorial dans le New York Times pour expliquer la grève de la faim lancée par les prisonniers sécuritaires palestiniens.

Israël ne « négociera pas » avec les prisonniers palestiniens en grève de la faim, a affirmé mardi à la radio militaire le ministre de la Sécurité intérieure Gilad Erdan. « Il s’agit de terroristes et d’assassins enfermés qui reçoivent ce qu’ils méritent et nous n’avons pas de raisons de négocier avec eux », a-t-il ajouté.

Assaf Librati, le porte-parole du service pénitentiaire israélien a déclaré que les grévistes de la faim seraient punis, avant d’ajouter que Barghouthi avait été transféré de la prison Hadarim à celle de Kishon, près de Haïfa.

Librati a précisé qu’environ 1 100 détenus de plusieurs prisons avaient annoncé qu’ils feraient grève de la faim.

Marwan Barghouthi devant le tribunal de Jérusalem, le 25 janvier 2012. (Crédit : Flash90)
Marwan Barghouthi devant le tribunal de Jérusalem, le 25 janvier 2012. (Crédit : Flash90)

« Le service des prisons a commencé à prendre des mesures disciplinaires contre les grévistes, et de plus, un certain nombre de prisonniers ont été transférés vers des ailes séparées », a-t-il déclaré.

Le site d’information Walla a annoncé que le placement à l’isolement de Barghouthi était une mesure punitive pour la publication de son éditorial, ce qui n’a pas été confirmé officiellement.

Les responsables du service des prisons enquêtent également pour savoir si l’article a été sorti de prison par les avocats de Barghouthi ou par son épouse, a indiqué le site d’information Ynet.

L’éditorial a été vivement critiqué en Israël, car le New York Times n’a pas mentionné que Barghouthi était en prison car il avait été jugé coupable par un tribunal civil israélien en 2004 de meurtres. Le journal l’a simplement décrit comme « un leader et parlementaire palestinien » en bas de l’article.

« Les prisonniers palestiniens ne sont pas des policiers politiques. Ce sont des terroristes condamnés et des assassins », a déclaré dans un communiqué le ministère des Affaires étrangères. « Ils ont été présentés à la justice et sont traités correctement, conformément au droit international. »

L’AFP a contribué à cet article.

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