Les prisonniers de sécurité détenus dans les prisons israéliennes ont annoncé mercredi qu’ils avaient l’intention d’organiser une grève de la faim durant la journée de jeudi pour montrer leur solidarité à un groupe de 125 détenus administratifs qui ont refusé de la nourriture au cours des dernières semaines pour protester contre un emprisonnement arbitraire selon eux.

85 détenus ont commencé leur grève de la faim le 24 avril dernier sans préciser quand est ce qu’elle prendrait fin, et d’autres se sont joints par la suite.

La grève entame maintenant sa troisième semaine, et continuera jusqu’à ce qu’ils soient traduits en justice ou libérés, ont précisé les détenus.

La date choisie par les prisonniers de la grève de la faim d’une journée coïncide avec la Journée de la Nakba, où les Palestiniens pleurent la création de l’Etat d’Israël et leur déplacement qui a précédé et suivi.

La question des prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes, ainsi que les grèves de la faim qu’ils ont entrepris tout au long de l’année, devraient figurer en bonne place dans les manifestations Journée de la Nakba à travers Israël et les territoires palestiniens.

Des centaines de prisonniers palestiniens ont organisé une grève de la faim d’une journée, jeudi dernier, également par solidarité avec d’autres personnes qui avaient été à jeun pendant deux semaines en guise de protestation contre leur emprisonnement sans procès.

« Environ 90 ont refusé la nourriture depuis deux semaines », a déclaré la porte-parole israélienne du Service pénitentiaire Sivan Weizman à l’AFP la semaine dernière. « Aujourd’hui, plusieurs centaines d’entre eux ont rejoint le mouvement, mais juste pour un jour, » a-t-elle indiqué.

Environ 5.000 Palestiniens sont détenus dans les prisons israéliennes, près de 200 d’entre eux sont sous les ordres de détention administrative Cette catégorie permet aux autorités israéliennes d’emprisonner des suspects sans procès pendant six mois.