Les écoles secondaires israéliennes seront fermées dimanche. Le syndicat des enseignants a annoncé une grève pour demander une hausse des salaires.

« Le Syndicat des Enseignants d’Écoles Secondaires a annoncé qu’en raison du retard et du manque d’avancement de la part des ministères des Finances et de l’Industrie sur les négociations de salaires dans l’enseignement secondaire, tous les cours seront suspendus ce dimanche, dans le cadre d’un préavis de grève », a annoncé le groupe.

Le syndicat a ajouté que des mesures supplémentaires seront mises en place dimanche après des rencontres avec les ministères concernés.

Ran Erez, président du syndicat, a ajouté que « l’État doit cesser sa politique de l’autruche et investir dans le futur de l’enseignement et dans l’avenir des étudiants israéliens ».

Des enseignants israéliens protestent devant le ministère de l’Education à Tel Aviv le 19 octobre 2016, (Crédit : Tomer Neuberg / Flash90)

Dans un communiqué de presse, le ministère de l’Éducation a précisé que les écoles secondaires seront ouvertes normalement, en dépit de la grève.

« Nous continuons nos négociations intensives avec le syndicat des enseignants pour nous assurer que les enseignants en Israël touchent un salaire en fonction de leur statut professionnel. »

Le ministère des Finances a ajouté que des négociations sont en cours depuis quelques mois, pour augmenter les salaires des enseignants et améliorer leurs conditions d’embauche, notamment en ce qui concerne les nouveaux enseignants.

« Que ce soit clair, ces enseignants gagnent un tiers de ce que gagne un enseignant chevronné. Il s’agit là de l’une des plus grandes disparités dans les pays de l’OCDE, et ce fossé continue de se creuser », a indiqué le ministère.

Cependant, le syndicat a été tenu pour responsable de l’impasse dans laquelle se trouvent les négociations.

« De nombreuses propositions ont été soumises au syndicat des étudiants, mais toutes ont été rejetées », a expliqué le ministère. « Nous regrettons que le syndicat choisisse de s’attaquer aux élèves israéliens au lieu [d’entrer] dans des négociations concrètes au sujet des propositions qui leur ont été faites. »

Les responsables au ministère des Finances ont confié à Hadashot News qu’Erez avait délibérément saboté les négociations.

« Le syndicat est en pleine période électorale, et il veut montrer qu’il vaut quelque chose. Il joue des muscles pour justifier sa position », ont-ils affirmé.

Avant la rentrée scolaire, en septembre, Erez avait déclaré à Ynet News que le ministère avait proposé une augmentation de salaire brute de seulement 30 shekels par mois pour les enseignants expérimentés, et de 300 shekels pour les nouveaux enseignants. Avant l’annonce de la grève, le ministère avait proposé d’augmenter de 60 shekels bruts le salaire des enseignants expérimentés, mais Erez avait rejeté cette proposition.

Les négociations sont toujours en cours, et la grève n’est pas généralisée. Il est recommandé de vérifier auprès de chaque école si les cours auront bien lieu dimanche matin.