Le syndicat des enseignants a annoncé lundi une journée de grève dans les lycées du pays mardi.

Jeudi, dans un communiqué, Ran Erez, chef du syndicat des enseignants de lycée, avait annoncé que si les négociations sur les augmentations de salaires pour les enseignants ne lui donnaient pas satisfaction lundi, les salles de classes des lycées israéliens seraient fermées dès le lendemain, et ce pour une durée indéterminée.

Les couloirs des lycées sont donc restés vides ce matin.

C’est la seconde grève en deux semaines suite à l’action industrielle menée dimanche.

Erez a publié lundi une liste partielle des demandes de son groupe sur Facebook.

Il a indiqué que le syndicat veut une hausse de salaire mensuelle immédiate pour les professeurs débutants – un salaire qui passerait donc de 6 400 shekels à 8 000 shekels – ainsi qu’une augmentation comparable pour les professeurs ayant jusqu’à sept années d’expérience. De plus, le syndicat a fait savoir que les enseignants se trouvant dans le circuit depuis huit ans ou plus devraient recevoir la somme supplémentaire de 600 shekels par mois.

Ran Erez (Capture d’écran : Youtube)

Erez a expliqué que certaines autres demandes ne coûteraient rien au ministère des Finances mais amélioreraient les conditions de travail des professeurs de lycée.

Erez a ajouté que les négociations avec le ministère avaient été rompues après que l’instance gouvernementale a accepté une hausse des salaires, mais à la seule condition qu’elle intervienne progressivement au cours des quatre prochaines années. Dans la mesure où le ministère n’a pas été prêt à approuver une augmentation immédiate, a-t-il poursuivi, des pourparlers supplémentaires n’avaient pas de raison d’être et il ne reste aucune autre alternative que la grève.

Le ministère des Finances a pour sa part critiqué le syndicat coupable, selon lui, d’avoir pris des « mesures agressives ».

Des enseignants israéliens protestent devant le ministère de l’Education à Tel Aviv le 19 octobre 2016, (Crédit : Tomer Neuberg / Flash90)

« C’est dommage qu’au lieu de tenter de trouver un compromis en menant des négociations substantielles, l’organisation choisisse de prendre des mesures agressives au point de perturber les lycées », a déploré un porte-parole du ministère.

Il a ajouté que ce dernier était prêt à s’entretenir avec les leaders syndicaux lundi après midi mais a précisé qu’Erez et son équipe avaient décliné l’offre.

« Malheureusement, le chef du syndicat des enseignants a choisi de ne pas prendre part à la réunion et a au contraire informé les personnes qui y assisteront que si ses demandes préalables n’étaient pas acceptées avant les négociations, il ne reviendrait pas », a fait savoir le ministère.

« Même si les négociations sont en cours depuis de nombreux mois, et après que plusieurs propositions ont été faites pour conclure les négociations, le syndicat des enseignants a choisi d’établir des préconditions pour l’augmentation des salaires qui visent à profiter aux enseignants vétérans au détriment des débutants », a dit le porte-parole du ministère.