Le prochain secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, qui a rencontré fin novembre le président russe Vladimir Poutine, a exprimé mercredi le souhait de rencontrer désormais « dès que possible » le président américain élu, Donald Trump.

« J’ai eu une excellente réunion de travail avec le président Poutine et j’espère que ce sera aussi le cas avec Donald Trump. J’ai certainement tout intérêt à lui rendre visite dès que possible », a-t-il indiqué dans un entretien exclusif à la chaîne de télévision portugaise SIC.

« Les Etats-Unis sont non seulement le principal bailleur de fonds de l’ONU, mais aussi un élément fondamental dans toutes ses actions », a-t-il poursuivi, avant de se déclarer « déterminé à établir un dialogue constructif avec la future administration américaine ».

De l’avis de nombreux diplomates à l’ONU, l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis risque de compliquer la tâche de Guterres, qui succèdera le 1er janvier au Sud-Coréen Ban Ki-moon.

Trump avait ainsi prévenu vendredi que « les choses seront différentes à l’ONU » après son arrivée à la Maison Blanche le 20 janvier, réagissant à l’adoption d’une résolution au Conseil de sécurité critiquant les implantations israéliennes.

En outre, le prochain président des Etats-Unis n’a pas caché son scepticisme sur la lutte contre le réchauffement climatique, cheval de bataille de Ban Ki-moon, laissant entendre qu’il allait remettre en question l’accord conclu il y a un an à Paris.

Interrogé sur ce point, Guterres a estimé que « le nouveau gouvernement adoptera certainement une position différente » de la politique menée jusqu’ici par Barack Obama, mais qu’il ne fallait pas s’attendre à une « évolution radicale » de la société américaine en matière d’environnement.