Le leader d’HaBayit HaYehudi, Naftali Bennett, a exprimé ses inquiétudes jeudi.

Il craint que son parti ne soit pas invité à rejoindre la coalition du Premier ministre Benjamin Netanyahu pour la prochaine Knesset, citant des rumeurs selon lesquelles le chef du Likud envisagerait de s’adresser aux dirigeants de l’Union sioniste dans l’espoir de former un gouvernement d’union.

Bennett a également critiqué Netanyahu qui est revenu sur les déclarations qu’il a faites avant les élections de la semaine dernière, selon lesquelles le Premier ministre s’opposerait à la création d’un Etat palestinien.

Ses déclarations reflètent une friction entre les deux partis de droite sur les exigences de Bennett qui demande le poste de ministre de la Défense et d’autres importants postes dans la prochaine coalition – exigences auxquelles le Likud est peu enclin à accepter.

« Malheureusement, il semblerait que le Premier ministre envisage de s’adresser à Buji/Tzipi et de nous ignorer », a écrit Bennett sur Facebook, en se référant à Isaac Herzog et Tzipi Livni, les chefs du parti Union sioniste.

« Netanyahu s’est également rétracté sur ses propos selon lesquels il ne permettra pas la création d’un Etat palestinien, et a en général renoncé à toutes les obligations nationales ».

Le président d’HaBayit HaYehudi a ajouté que si son parti devrait se retrouver dans l’opposition, les membres de la faction serviraient néanmoins « le peuple d’Israël avec détermination et foi ».

Plus tard jeudi, le Likud et les représentants de HaBayit HaYehudi ont tenu une première série de pourparlers et ont discuté des termes d’un partenariat dans le prochain gouvernement.

« Nous avons présenté nos principales revendications lors de cette réunion, [et] ce n’est pas un secret, nous avons ressenti des sentiments pénibles ces derniers jours en raison de la conduite du Likud », a déclaré le négociateur d’HaBayit HaYeudi, Nir Orbach.

« La base des choses est très simple : Israël a voté sur un référendum sur le chemin qu’il devait suivre, et le chemin du foyer juif et le Likud ont gagné gros. Les lignes directrices du gouvernement doivent refléter le choix du peuple », a-t-il ajouté.

Haaretz a indiqué que Netanyahu se préparait au combat contre HaBayit HaYehudi sur le désir de Bennett de recevoir le portefeuille ministériel de la Défense, l’Education et des Affaires religieuses.

Les responsables du Likud ont déclaré au journal que, compte tenu de la performance électorale de leur parti – qui a gagné 30 sièges par rapport à HaBayit HaYehudi qui n’en a gagné que 8 lors du vote du 17 mars – il n’avait pas l’intention de donner à Bennett plus d’un de ces ministères, et cela ne sera certainement pas la Défense que Netanyahu souhaiterait garder pour Moshe Yaalon.

« Bennett n’a pas encore intériorisé les résultats des élections », explique les sources du Likud à Haaretz. « Nous voyons Bennett en tant que ministre de l’Education ou le ministre de l’Economie avec des pouvoirs étendus. Il n’aura pas une meilleure position. D’autre part, nous sommes prêts à compenser en offrant au parti de Bennett trois portefeuilles (mineurs) ».

Pendant ce temps, Herzog a démenti jeudi les rumeurs selon lesquelles le Likud était prêt à s’adresser à l’Union sioniste dans l’espoir d’établir un gouvernement d’unité.

Sur Facebook, Herzog a déclaré que son parti était prêt à être « l’opposition qui lutte » contre le Likud de Netanyahu.

La radio israélienne a rapporté que Kahlon a refusé de se rendre jeudi matin à la réunion pour protester contre le fait que le Likud distribue des postes clés avant que les négociations officielles sur la coalition n’aient officiellement commencé, ce qui rendrait plus difficile la mise en œuvre des réformes économiques.

Le Likud a qualifié d’étrange et déplacée la décision de Kahlon.

Les dirigeants du Likud ont commencé jeudi à siéger avec plusieurs partenaires potentiels de la coalition afin de concocter un gouvernement, un jour après que le président Reuven Rivlin a confié cette tâche à Netanyahu.