La proposition de loi défendue par Yisraël Beytenu est l’un des propositions de campagne du parti.

Elle sera présentée au comité ministériel législatif la semaine prochaine par Sharon Gal, une nouvelle recrue du parti.

Bennett a écrit sur sa page Facebook que les membres du parti HaBayit HaYehudi à la Knesset soutiendront le projet.

« Un meurtrier terroriste, comme les meurtriers de la famille Fogel [dans l’implantation d’Itamar en 2011 en Cisjordanie] doit savoir qu’il finira sa vie dès qu’il enlève [la vie des autres] », a déclaré Bennett. « C’est moral et c’est juste. »

Bennett a appelé le chef de l’Union sioniste, Isaac Herzog, et le chef de Yesh Atid, Yair Lapid, à soutenir la proposition et à « envoyer un message, à savoir que sur ces questions, il n’y a pas de coalition et pas d’opposition ».

Si le projet de loi a déjà le soutien des huit sièges d’HaBayit HaYehudi et des six d’Israël Beytenu, il n’est pas encore clair de savoir si le Likud, parti au pouvoir de Benjamin Netanyahu, avec ses 30 législateurs à la Knesset, apportera son soutien à la mesure. Selon Haaretz, les officiels du Likud débattaient toujours pour savoir s’ils devaient soutenir ou non le projet.

Selon la proposition de loi, une personne reconnue coupable de meurtre terroriste sera mise à mort. En outre, des personnes condamnées pour activité terroriste en Cisjordanie, dans laquelle des citoyens innoncents auraient été tués, seront mises à mort.

Actuellement, seul un panel de juges peut décider de la peine de mort et leur décision doit être unanime. Le projet de loi vise à permettre à un seul juge de condamner à mort.

Officiellement, la peine de mort n’est pas illégale en Israël. Elle n’a été employée qu’une seule fois dans l’histoire du pays, lorsque le nazi Adolf Eichmnann a été amené en Israël, condamné et exécuté.

Des politiciens de droite ont indiqué soutenir en principe la peine de mort pour des terroristes ; une loi qui établirait une punition minimum pour un crime défini aussi vaguement – « terrorisme » – serait retoqué par le Cour suprême.

Le projet de loi stipule qu’une personne condamnée pour meurtre dans le cadre d’une action terroriste serait condamnée à mort par une cour civile israélienne. Dans le même temps, quiconque est condamné pour de tels crimes en Cisjordanie, sous contrôle militaire israélien, recevrait une sentence militaire d’une cour militaire. Cela modifierait la loi existante pour permettre à une majorité simple de juges de prononcer une condamnation à mort, au lieu d’avoir besoin d’une décision unanime.

Lors de la campagne électorale, le chef d’Iysraël Beytenu, Avidgor Liberman, a appelé à plusieurs reprises à condamner à mort les terroristes. Lors d’un discours, Liberman a déclaré que les Arabes israéliens qui soutiennent l’État « devraient recevoir tout [en termes de droit] ; ceux qui sont contre nous, il n’y a rien à faire, nous devons lever la hache et les décapiter, sans cela, nous ne survivrons pas ici ».

« Nous devons changer la réalité et éradiquer le terrorisme, a déclaré Sharon Gal. La peine de mort renforcera la capacité dissuasive d’Israël, c’est moral et éthique de la légaliser afin de sauver les vies de nos citoyens. Elle dispose d’un large soutien au sein de la population, il est clair que tout le monde veut que cette loi soit votée. »