Le député des Français de l’étranger Meyer Habib s’est entretenu le mardi 7 juillet à Jérusalem avec Zeev Elkin, ministre de l’Intégration.

En deuxième partie de réunion, ils ont été rejoints par Ariel Picard, coordinateur de l’Alyah des pays francophones au ministère de l’Intégration. De nombreux dossiers ont été abordés. Toutefois, l’échange s’est principalement focalisé sur la question délicate de la reconnaissance de l’équivalence des diplômes.

« Le gouvernement israélien a adopté un projet de loi portant reconnaissance des diplômes le 23 novembre 2014, annoncé en conférence de presse par le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Il demeure que c’est avec une certaine incompréhension et même une déception que je suis contraint de constater qu’à ce jour, comme je l’avais déjà dit le mois dernier lors d’une réunion de la commission « alyah » de la Knesset, les choses traînent en longueur. Certes, les élections de mars dernier et les délais de mise en place du nouveau gouvernement expliquent en partie ce retard mais une réelle impulsion est nécessaire pour réaliser des progrès rapides et tangibles, » a déclaré le député Meyer Habib.

« Le cas des professions médicales et paramédicales est, à cet égard, symptomatique, » a-t-il poursuivi.

Elkin a informé Habib que le processus d’adoption d’une loi d’équivalence pour les kinésithérapeutes, chiropracteurs, orthophonistes et diététiciens a été récemment relancé.

De même, à l’instar des médecins, une dispense d’examen théorique pour les chirurgiens-dentistes justifiant de plus de 14 ans d’exercice en France est en voie d’être actée.

Pour le député, si ces projets vont dans le bon sens, cela ne suffit pas et il faut reconnaître des équivalences aussi pour les jeunes médecins, dentistes ainsi qu’aux étudiants en cours de formation ou a minima faciliter les examens de façon à accroître le taux de réussite.

C’est pourquoi Meyer Habib et Zeev Elkin ont convenu d’organiser, dans les semaines à venir, une réunion de coordination avec le ministre de l’Intégration et le ministre de la Santé pour traiter du cas spécifique des médecins français.

L’objectif consiste à réformer la composition des comités scientifiques, organes compétents pour la validation des spécialités médicales, décision qui conditionne la capacité effective à pratiquer la médecine.

« J’ai demandé en particulier qu’on intègre dans chaque comité scientifique traitant le dossier d’un Français des médecins diplômés en France, apte à apprécier la valeur des pièces produites à l’appui des demandes de validation (diplômes, états de service, évaluation…), » a déclaré Meyer Habib.

« Force est de constater que le processus de mise en œuvre du projet de loi sur l’équivalence des diplômes entre la France et Israël est, hélas, long et complexe. Je comprends parfaitement l’impatience et l’incompréhension de nombreux Français. Par-delà les intentions, seuls les actes comptent. Pour ma part, en ma qualité de député des Français d’Israël, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que des progrès soient accomplis sur ce dossier crucial pour l’intégration des Français en Israël, » a-t-il conclu.

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