Une burqa dernier cri ? C’est ce que le créateur israélien Yaniv Persy se propose de confectionner !

Le designer de Tel Aviv remet au goût du jour une burqa afghane noire datant du 18ème siècle. Résultat : une robe fourreau noire qui arrive au genou pourvue d’une cape.

« Les femmes vêtues d’une burqa aujourd’hui la portent souvent avec de la lingerie colorée en dessous », a déclaré Persy.

Persy est l’un des six designers mandatés par le Musée d’Israël pour apporter leur propre regard sur des styles et des motifs antiques, dans le cadre d’une nouvelle exposition. « Code vestimentaire : Révéler la garde-robe juive ».

Le musée dispose d’une collection de robes juives remontant au 18e siècle et jusqu’au 20e siècle. Et l’exposition, qui met en avant plus de 100 costumes en provenance de quatre continents, éclairent non seulement l’histoire interculturelle de la mode juive, mais montre également comment les vêtements traditionnels ont stimulé la conception historique et actuelle de la mode.

Une robe de mariée inspirée par un châle de prière, de Maskit (Crédit : Jessica Steinberg/Times of Israel)

Une robe de mariée inspirée par un châle de prière, de Maskit (Crédit : Jessica Steinberg/Times of Israel)

Philip Blau et Helaina Blaustein de Frau Blau ont aussi apporté leur touche personnelle à l’exposition avec leur réinterprétation d’une robe Baghdadi. Les couleurs, explique Blau, font écho au corsage imprimé traditionnellement porté en dessous, qui recouvrait et accentuait à la fois la poitrine de la femme.

« Ils couvraient ce qu’ils avaient, et nous aimons les porter à découvert », affirme Blau.

Maskit, le label récemment renouvelé et connu traditionnellement pour ses broderies, est resté fidèle à son style en proposant des morceaux de tissus brodés à la main cousus sur une robe de mariée inspirée d’un talith – en hommage à un châle de prière appartenant à un rabbin turc – avec épaulettes argentées et une robe de coton et de soie.

« L’objectif était de se démarquer », a déclaré Assaf Efrat-Shapira, commissaire de  l’exposition. « C’est aussi important pour le rabbin que pour nous. »

L’exposition ouvre ses portes jusqu’au 25 octobre.