Les employés des hôpitaux Hadassah ont menacé dimanche de quitter le travail, alors que l’institution traverse une crise financière que le gouvernement est accusé d’avoir mal géré.

Le chef de l’opposition Isaac Herzog (Travaillistes) a accusé dimanche matin le gouvernement d’avoir laissé la situation se détériorer afin de renforcer sa position.

« Il apparaît que le gouvernement a préféré laisser les choses empirer pour contraindre le centre médical à accepter certaines conditions », a-t-il soutenu sur la radio israélienne.

Dans le même temps, les salariés des deux centres médicaux d’Hadassah ont menacé dimanche d’intensifier leur grève alors qu’aucun accord n’a été trouvé jeudi lors de négociations censées désamorcer la crise financière que traverse l’institution.

Les salariés ont annoncé vendredi que les services d’urgence des hôpitaux continueraient à fonctionner pendant le week-end, qu’ils réaliseraient uniquement des opérations de chirurgie vitale et qu’ils délivreraient des médicaments, dans l’attente d’une reprise des négociations entre les syndicats et la direction.

Ils ont précisé que si leurs salaires n’étaient pas intégralement payés, la grève s’intensifierait et les départements médicaux seraient laissés à l’abandon dimanche.

Le personnel médical et administratif des hôpitaux d’Ein Kerem et du mont Scopus a lancé une grève la semaine dernière pour protester contre le non-paiement intégral des salaires. Mercredi, le mouvement s’est intensifié.

Les hôpitaux, administrés par l’ONG Hadassah, doivent faire face à une date d’environ 1,3 milliard de shekels (270 millions d’euros). Le gouvernement a proposé un renflouement à hauteur de 50 millions de shekels (10,4 millions d’euros), mais les parties ne sont pas encore parvenues à un accord.