La direction et les employés de l’hôpital Hadassah ont signé un accord mercredi matin pour sortir de l’impasse de la question des salaires impayés de janvier.

Les employés de l’hôpital et le corps infirmier devraient reprendre le travail dès mercredi matin. Selon le site d’informations Ynet, les deux parties se sont accordées sur le fait que les employés gagnant moins de 15 000 shekels (3100 euros) par mois n’auraient pas de coupe de salaire et recevront le reste de leurs salaires impayés.

De plus, les convocations des employés à une audition datant d’avant l’accord ont été annulées.

Le président de Hadassah, Avigdor Kaplan a déclaré, après avoir signé le contrat avec les employés administratifs, qu’il restait maintenant « à convaincre les médecins à se joindre à nous. »

Le tribunal du district de Jérusalem entendra mercredi matin les arguments à propos de la responsabilité et de l’assurance des médecins de Hadassah.

Selon Kol Israël, les médecins refusent actuellement de retourner au travail de peur d’être personnellement attaqués en justice par les patients pour dommages, après que l’hôpital ait reçu un ordre de suspension du tribunal qui le protège de devoir payer pour des procès.

Mardi soir, des centaines d’employés de l’hôpital à Jérusalem ont passé la nuit dans les locaux de l’hôpital d’Ein Kerem pour réclamer leurs salaires de janvier.

« Nous nous terrerons ici jusqu’à nouvel ordre. À partir de demain, aucun administrateur ne pourra entrer, » a affirmé Amnon Baruchyan, le président du personnel de nettoyage et d’administration, au site Ynet.

« Les actes de protestation actuels appellent au réveil de l’administration de Hadassah et sert de dernier recours pour faire prendre conscience au ministère des Finances, » était-il écrit dans un communiqué de l’union de travail Histadrut.

« Toutes les déclarations de l’administration de Hadassah de ces derniers jours concernant le paiement complet des employés sont incorrectes et leur but est de créer de fausses impressions.»

Les salariés des deux centres médicaux d’Hadassah avaient menacé dimanche d’intensifier leur grève alors qu’aucun accord n’a été trouvé jeudi lors de négociations censées désamorcer la crise financière que traverse l’institution.

Les hôpitaux, administrés par l’ONG Hadassah, doivent faire face à une dette d’environ 1,3 milliard de shekels (270 millions d’euros). Le gouvernement a proposé un renflouement à hauteur de 50 millions de shekels (10,4 millions d’euros), mais les parties ne sont pas encore parvenues à un accord.