Haley condamne un rapporteur de l’ONU qui demande des sanctions économiques contre Israël
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Haley condamne un rapporteur de l’ONU qui demande des sanctions économiques contre Israël

Les propos de Michael Lynk et l’existence même de son rapport “soulignent le préjugé anti-Israël chronique du Conseil des droits de l’Homme”

Eric Cortellessa couvre la politique américaine pour le Times of Israël

Nikki Haley, ambassadrice américaine aux Nations unies, à la Maison Blanche, le 24 avril 2017. (Crédit : Brendan Smialowski/AFP)
Nikki Haley, ambassadrice américaine aux Nations unies, à la Maison Blanche, le 24 avril 2017. (Crédit : Brendan Smialowski/AFP)

WASHINGTON – L’ambassadrice des Etats-Unis auprès des Nations unies, Nikki Haley, a fustigé vendredi un responsable de l’institution internationale qui a demandé des sanctions économiques contre Israël et a publié un rapport appelant à augmenter la pression internationale pour mettre fin à l’ « occupation illégale » des Territoires palestiniens.

Michael Lynk, professeur de droit canadien qui est le rapporteur spécial du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies sur la situation en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, a cité jeudi pendant une conférence de presse l’occupation de la Namibie par l’Afrique du Sud comme précédent pour appeler la communauté internationale à renforcer la pression sur Israël, notamment par des techniques de boycott. Le même jour, il a publié un rapport reprenant cet argument.

« Les Etats-Unis sont profondément troublés par les récents propos du rapporteur spécial de l’ONU Michael Lynk, qui appelle à des boycotts académiques et économiques contre Israël, et par son rapport adressé à l’Assemblée générale des Nations unies », a dit Haley dans un communiqué publié vendredi après-midi. « Sans surprise, le mandat de son rapport provient du point 7 du programme du Conseil des droits de l’Homme, le seul point du programme du Conseil des droits de l’Homme qui cible un seul pays : Israël. »

Danny Danon, ambassadeur d’Israël auprès des Nations unies, avait lui aussi critiqué Lynk, dont il a dit qu’il profitait de sa position pour propager des idées haineuses et renforcer les militants de la campagne de boycott, désinvestissements et sanctions (BDS) contre Israël.

Michael Lynk, rapporteur spécial du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies sur la situation en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, en conférence de presse aux sièges de l'ONU à New York, le 26 octobre 2017. (Crédit : Kim Haughton/Nations unies)
Michael Lynk, rapporteur spécial du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies sur la situation en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, en conférence de presse aux sièges de l’ONU à New York, le 26 octobre 2017. (Crédit : Kim Haughton/Nations unies)

Pendant sa conférence de presse de jeudi, Lynk a dit : « Israël est très dépendant du marché avec le monde extérieur », en réponse à une question sur les effets de possibles sanctions sur Israël.

« S’il existait un accord pour que soudainement, les Israéliens qui veulent se rendre à l’étranger doivent avoir un visa, pour que soudainement, Israël ne puisse plus avoir d’accords commerciaux préférentiels avec l’Union européenne, pour que soudainement, les nombreuses formes de coopération économique et militaire ou la coopération universitaire avec Israël s’arrêtent […]. Je pense que l’on commencerait à voir un changement dans l’attitude des Israéliens et dans l’attitude du gouvernement israélien. »

Haley a répondu que non seulement ces propos, mais le rapport lui-même, étaient des preuves du mauvais traitement subi par Israël de la part l’institution internationale.

« Les propos de M. Lynk, et l’existence même de ce rapport, soulignent le parti-pris anti-Israël chronique du Conseil des droits de l’Homme, a-t-elle dit. Les Etats-Unis vont continuer à s’opposer aux tentatives de compromettre le système des Nations unies par des actes qui visent injustement Israël. »

Ce mois-ci, l’administration Trump a annoncé son intention de se retirer de l’UNESCO, l’agence culturelle des Nations unies, en raison de son « parti-pris anti-Israël. »

Après l’annonce de cette décision, Haley avait prévenu toutes les agences des Nations unies que d’autres risquaient le même traitement si elles ne se réformaient pas.

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