Haley veut une résolution de l’ONU pour punir les états qui soutiennent le Hamas
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Haley veut une résolution de l’ONU pour punir les états qui soutiennent le Hamas

L’ambassadrice américaine appelle le Conseil de sécurité à désigner le groupe comme terroriste, “avec des conséquences pour quiconque le soutient”

Eric Cortellessa couvre la politique américaine pour le Times of Israël

Nikki Haley, ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU, pendant une réunion du Conseil de sécurité sur la situation au Moyen Orient à New York, le 12 avril 2017. (Crédit : Spencer Platt/Getty Images/AFP)
Nikki Haley, ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU, pendant une réunion du Conseil de sécurité sur la situation au Moyen Orient à New York, le 12 avril 2017. (Crédit : Spencer Platt/Getty Images/AFP)

WASHINGTON – L’ambassadrice américaine auprès des Nations unies Nikki Haley a appelé mardi le Conseil de sécurité de l’institution à adopter une position plus dure contre le Hamas et les acteurs étatiques qui soutiennent le groupe terroriste gazaoui.

Haley a dit aux états membres du Conseil de sécurité qu’une résolution devait être introduite pour garantir qu’il y ait des « conséquences » au soutien apporté au Hamas, considéré comme une organisation terroriste par Israël, les Etats-Unis, et la plupart des pays occidentaux.

« Nous devons faire pression sur le Hamas pour mettre fin à sa tyrannie sur le peuple de Gaza, a-t-elle dit. Nous devons condamner le Hamas dans les résolutions et les déclarations de ce Conseil. Nous devons nommer le Hamas comme le groupe responsable quand des roquettes sont tirées depuis la bande de Gaza, ou quand de nouveaux tunnels sont découverts. »

« Nous devons désigner le Hamas comme une organisation terroriste dans une résolution, avec des conséquences pour quiconque continuera à le soutenir », a-t-elle ajouté.

Ses propos concordaient avec la position d’Israël sur le Hamas, tenu pour responsable de toute roquette lancée depuis Gaza, même quand elle était tirée par d’autres groupes.

Des membres des Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du mouvement terroriste palestinien du Hamas, pendant une commémoration dans la ville de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 31 janvier 2017. (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)
Des membres des Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du mouvement terroriste palestinien du Hamas, pendant une commémoration dans la ville de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 31 janvier 2017. (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)

Haley n’a pas précisé quelles conséquences devraient être imposées aux pays qui soutiennent le Hamas, et n’a pas non plus cité de pays en particulier. Les Etats-Unis sont des alliés de deux des principaux soutiens du Hamas, le Qatar et la Turquie, et ont des bases militaires aériennes dans ces deux pays.

Les états sunnites du Golfe ont récemment fait pression sur le Hamas, et Doha aurait récemment diminué son soutien au Hamas en réponse. Le président américain Donald Trump a vivement critiqué le Qatar pour son soutien au terrorisme.

Haley, ancienne gouverneure de Caroline du Sud, a également crucifié le Hamas pour son contrôle « gâché » de la bande de Gaza.

Elle a dénoncé les pratiques du groupe terroriste, qui place délibérément ses lance-roquettes, ses tunnels et ses autres installations militaires au milieu des civils. Pendant son voyage dans la région au début du mois, Haley a visité un tunnel creusé par le Hamas.

L'ambassadrice des États-Unis à l'ONU Nikki Haley visite un tunnel terroriste construit par le Hamas à la frontière d'Israël avec la bande de Gaza, le 8 juin 2017 (Crédit : Matty Stern / Ambassade des États-Unis, Tel Aviv)
L’ambassadrice des États-Unis à l’ONU Nikki Haley visite un tunnel terroriste construit par le Hamas à la frontière d’Israël avec la bande de Gaza, le 8 juin 2017 (Crédit : Matty Stern / Ambassade des États-Unis, Tel Aviv)

« C’est la manière dont le Hamas marche. Le Hamas cache ses infrastructures militaires dans et autour des hôpitaux, a-t-elle dit. Il prévoit d’attaquer des civils tout en utilisant des constructions civiles en couverture. »

Le Hamas est responsable de la souffrance des Gazaouis, a-t-elle souligné, pas Israël.

« Israël n’a pas causé les problèmes de Gaza, aucun Israélien ne vit à Gaza depuis 10 ans », a-t-elle dit, faisant référence à la décision du Premier ministre Ariel Sharon d’expulser les 7 000 à 8 000 civils israéliens qui vivaient dans des implantations de la bande de Gaza en 2005, et de retirer l’armée israélienne sur les lignes pré-1967.

« Nous voudrions tous voir les Palestiniens de Gaza recevoir l’aide dont ils ont besoin. Mais la responsabilité reste pleinement celle du groupe qui contrôle réellement Gaza : le Hamas. »

« Le Hamas choisit de dédier ses ressources au terrorisme au lieu de gouverner et de parvenir à la paix », a-t-elle ajouté.

Les Palestiniens et d’autres accusent Israël de la plupart des souffrances de Gaza, pointant du doigt le blocus de l’enclave, mis en place depuis que le Hamas a pris le contrôle du territoire il y a dix ans. Israël contrôle étroitement ce qui peut entrer dans la bande de Gaza, mais autorise l’aide humanitaire. L’Etat juif affirme que le blocus est nécessaire pour empêcher le Hamas de renforcer sa branche armée.

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