Le cheikh Hassan Youssef, l’un des fondateurs du Hamas et figure incontournable en Cisjordanie, a déclaré jeudi au Times of Israel qu’il existait un consensus extraordinaire au sein de la direction du Hamas sur la nécessité d’une réconciliation avec le Fatah.

« Cela bénéficiera à tout le monde », a-t-il assuré. « Aux Palestiniens, mais également au processus de paix. »

Et de poursuivre que le gouvernement d’union, prévu par son organisation et le Fatah, n’accueillera de représentants ni du Hamas ni du Fatah, mais plutôt des technocrates en lieu et place de politiciens.

L’accord, annoncé mercredi, prévoit la formation d’un gouvernement d’union nationale d’ici cinq semaines et à la tenue d’élections générales dans les six mois suivants.

Ce pacte de réconciliation interpalestinienne, censé mettre fin à sept ans d’hostilité déclarée entre le Fatah basé en Cisjordanie, et le Hamas basé à Gaza, a soulevé un tollé à Jérusalem et à Washington.

Les responsables israéliens ont exprimé leur indignation et dénoncé cet accord qui menacerait le processus de paix en raison du refus du Hamas de reconnaître l’Etat d’Israël.

Le moment de l’accord est « troublant » et les Etats-Unis sont « déçus » par cette annonce, a indiqué la porte-parole du département d’Etat Jen Psaki lors d’une conférence de presse.

« Cela pourrait sérieusement compliquer nos efforts — pas seulement nos efforts, mais les efforts entre les parties, plus précisément, dans le but de prolonger les négociations », a déclaré Mme Psaki.

Selon Youssef, la constitution d’un gouvernement d’union nationale sous l’égide de Mahmoud Abbas accorderait au président de l’AP davantage de liberté politique et de marge de manœuvre.

Youssef a ajouté que, cette fois-ci, les deux parties étaient plus sérieuses que jamais pour mettre en œuvre cette réconciliation.