Des dirigeants palestiniens ont annoncé dimanche le report des négociations indirectes avec les Israéliens prévues lundi au Caire en raison de la fermeture de la frontière entre la bande de Gaza et l’Egypte après une attaque meurtrière dans le Sinaï égyptien.

Les négociations avec Israël sur Gaza reprendront après la mi-novembre.

Sakher Bseiso, dirigeant du Fatah du président Mahmoud Abbas, a indiqué à l’AFP que la délégation palestinienne avait reporté son départ au Caire « en raison de la situation dans le Sinaï » après qu’un attentat suicide a tué vendredi 30 soldats dans cette région, où l’état d’urgence a été décrété et où l’armée a mené des frappes aériennes contre des djihadistes.

De son côté, Khalil al-Haya, dirigeant du Hamas à Gaza, a indiqué à la télévision du mouvement islamiste que ce report avait été décidé car les membres de la délégation vivant dans l’enclave palestinienne « ne peuvent quitter Gaza en raison de la fermeture du poste-frontière de Rafah », décrétée jusqu’à nouvel ordre par l’Egypte après cet attentat.

Côté israélien, le général Amos Gilad, qui fait partie de l’équipe de négociateurs, a affirmé à la radio publique n’avoir reçu dimanche midi aucun avis d’annulation.

Trente soldats ont été tués et 29 blessés vendredi quand un kamikaze a lancé sa voiture bourrée d’explosifs sur un barrage militaire près d’Al-Arich, chef lieu de la province du Nord-Sinaï, signant ainsi l’attaque la plus meurtrière contre les forces de l’ordre depuis plus d’un an en Egypte.

Le 26 août, Israël avait conclu un accord de cessez-le-feu avec une délégation palestinienne comprenant des représentants du Hamas, du Jihad islamique et de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP).

Seul l’arrêt des combats avait été annoncé et désormais les deux délégations doivent s’atteler aux questions épineuses, notamment le port et l’aéroport que les Palestiniens réclament à Gaza, une exigence fermement rejetée par Israël.