Toute initiative visant à désarmer le Hamas et d’autres groupes activistes dans la bande de Gaza serait « vile », a déclaré le porte-parole du Hamas, Sami Abu Zuhri, samedi, disant qu’une telle mesure serait « en opposition avec le droit international et notre peuple ne le permettra pas ».

Abu Zuhri a affirmé à l’agence de nouvelles palestinienne Maan, qu’Israël était la partie qui doit être désarmée, tandis que la communauté internationale devrait « interdire l’administration américaine de lui fournir des armes qui sont utilisées pour tuer des enfants et des femmes ».

Le journal arabe basé à Londres, A-Sharq Al-Awsat, a annoncé samedi un renouvellement des pourparlers de cessez-le-feu au Caire la semaine prochaine.

Les négociateurs palestiniens devraient soumettre à nouveau leurs demandes pour la libération des prisonniers du Hamas détenus par Israël depuis juin et la création d’un port et d’un aéroport à Gaza.

Les rapports sur de nouveaux pourparlers dans les jours à venir n’ont pas été confirmés. Selon des indications précédentes, les négociations sur un accord à long terme entre Israël et Gaza ne devaient se tenir que dans un mois.

Le Hamas et les autres groupes terroristes basés à Gaza ont signé un accord de cessez-le-feu avec Israël au 50e jour de l’opération Bordure protectrice.

Selon l’accord, Israël a accepté de lever les restrictions sur la pêche, qui permet aux bateaux de naviguer jusqu’à six miles nautiques de la côte.

Il s’est également engagé à assouplir les restrictions sur deux points de passage vers Gaza – Erez et Kerem Shalom – pour permettre l’entrée surveillée de biens, d’aide humanitaire et de matériaux de construction.

Des négociations indirectes au Caire étaient également prévues par l’accord. Pour l’heure, les deux parties rechignent devant toute concession qui pourrait les faire passer comme faibles et cherchent toutes deux à marquer des points.

Le Hamas a juré de poursuivre son objectif visant à mettre fin au blocus de Gaza et à construire un port et un aéroport pour accorder aux Palestiniens la complète liberté de circulation et de commerce entre Gaza et le monde extérieur.

Mais selon Israël, un tel avenir n’est possible que si le territoire est démilitarisé – un mouvement approuvé par les États-Unis et plusieurs dirigeants européens, mais totalement rejeté par le Hamas.

Le Hamas a menacé de reprendre le combat si ses exigences n’étaient pas remplies. Son chef politique en exil, Khaled Meshaal, a affirmé jeudi que Gaza ne renoncerait jamais à ses armes « sacrées ».

« Il existe des roquettes et des tunnels ; si les négociations échouent et que cela s’avère nécessaire, nous reviendrons à la résistance jusqu’à ce que nous atteignons nos objectifs », a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse au Qatar.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré mercredi que si le Hamas reprenait ses attaques, Israël riposterait « au centuple ».