Le ministre britannique Philip Hammond a tenu jeudi à Jérusalem à rassurer Israël sur l’accord nucléaire avec l’Iran en affirmant que des « mesures solides » étaient en place pour en garantir l’application.

« Nous n’aurions pas signé cet accord si nous n’avions pas eu la certitude que des mesures solides sont en place pour surveiller le programme nucléaire iranien », a affirmé Hammond avant un entretien avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, très hostile à l’accord.

Le ministre des Affaires étrangères s’est rendu à Yad Vashem avant de rencontrer le Premier ministre israélien.

Ce dernier a demandé à son interlocuteur de demander à l’Iran de cesser ses « appels au génocide ».

« Vous devez condamner les appels au génocide et les actes antisémistes de l’Iran », a déclaré M. Netanyahu.

De son côté, M. Hammond a précisé que l’accord signé avec l’Iran concernait uniquement « le dossier nucléaire ».

« Je sais que vous êtes opposé fondamentalement à la manière dont nous avons géré cette question mais nous croyons que cet accord permettra de repousser la menace d’une bombe nucléaire iranienne », a déclaré le Britannique.

« C’est le meilleur moyen et surement le seul de reconstruire une relation de confiance qui peut nous permettre un dialogue sur d’autres sujets que nous avons avec l’Iran », a ajouté le chef de la diplomatie.

Netanyahu a déclaré à Hammond que l’accord de Vienne donne aux Iraniens « deux chemins vers une bombe » : qu’ils trichent, ou qu’ils s’en tiennent à l’accord et qu’ils attendent la fin d’une durée de dix années jusqu’à ce qu’ils puissent reprendre leur activité à nouveau.

Netanyahu a nié que les Israéliens visaient une guerre, mais a dit qu’ils craignaient un régime qui appelle à leur anéantissement.

« Les Israéliens savent mieux que quiconque le coût du conflit permanent avec l’Iran et il est faux de dire qu’Israël cherche un tel résultat. Nous cherchons une solution diplomatique authentique et efficace », a-t-il éclairci.

« Mais les Israéliens savent aussi exactement ce qui arriverait si nous baissions la garde. Les conséquences seraient vraiment permanentes ».