La flotte sous-marine de l’armée israélienne a connu l’an dernier une nette augmentation du nombre et de la durée de ses opérations en mer, avec une attention particulière portée au Liban.

Selon un officier de la marine israélienne, 58 % du temps passé en mer par la flotte correspond à des déploiements opérationnels, tandis que 42 % du temps restant correspond à des formations.

Ces pourcentages indiquent une forte hausse par rapport aux trois dernières années, où les sous-marins n’ont passé que 36 % de leur temps en mer à mener des déploiements opérationnels.

Les sous-marins ont également mené 54 opérations spéciales en 2013 – là aussi une augmentation majeure par rapport aux années précédentes.

Les opérations ont consisté en des déploiements le long de la côte libanaise ainsi que des déploiements de plusieurs semaines à des milliers de kilomètres d’Israël.

La révélation par la marine de ces chiffres suggère que l’armée a renforcé de manière significative sa présence opérationnelle pour bloquer les menaces du Hezbollah et l’Iran plus lointain.

Il peut aussi s’agir d’un message au gouvernement allemand et à la chancelière Angela Merkel, en visite en Israël cette semaine pour une série d’entretiens bilatéraux.

Israël achète ses sous-marins Dolphin hauts de gamme et capables de transporter des têtes nucléaires (selon des sources étrangères) en Allemagne.

La marine attend la livraison de deux nouveaux sous-marins de type Dolphin (l’INS Tanin et l’INS Rahav) pour la seconde moitié de 2014.

Les nouveaux sous-marins sont munis de moteurs qui ne nécessitent pas de remonter à la surface pour réaliser des provisions d’oxygène, ce qui permet à Israël d’étendre la portée de son artillerie navale et (selon certaines sources) de son arsenal nucléaire.

Les opérations peuvent en outre durer plus longtemps et couvrir de plus grandes distances.

« L’an dernier, nous avons mené des opérations pendant des milliers d’heures dans les sous-marins », a mentionné mardi dans un communiqué le colonel « G », commandant de la flotte sous-marine.

« G » a qualifié les nouveaux sous-marins de « vaisseaux extrêmement sophistiqués d’un point de vue technologique, nécessitant des équipages parfaitement préparés et ultra-professionnels pour les faire fonctionner… Nous avons plusieurs théâtres d’opération, notamment la région nord, indispensable à la sécurité de l’Etat d’Israël ».

Selon le général de brigade Eli Sharvit, commandant de la base navale de Haïfa, les déploiements au nord ont pour objectif de protéger Israël de la marine syrienne « extrêmement opérationnelle », qui possède un « armement stratégique » et qui a maintenu une forte présence dans la région malgré la guerre civile.