Le ministre de la Défense Moshe Yaalon a approuvé dimanche la requête émise par des résidents juifs de se réinstaller dans un bâtiment controversé à Hébron. L’immeuble en question, également appelé « Maison de la paix », doit loger trois familles à l’occasion de la célébration des fêtes de Pessah lundi soir.

La structure de quatre étages a été au centre d’une bataille juridique qui a duré sept ans. Le mois dernier, la Cour suprême a rejeté une requête soumise par un Palestinien alléguant que l’achat du bâtiment en 2007 par des Juifs n’était pas en conformité avec la loi. La décision de réoccuper le site revenait donc en définitive à Yaalon.

Selon le tribunal, le témoignage de Faiz Rajabi attestant que le contrat de vente avait été falsifié est sans fondement. Et de juger que la propriété de l’immeuble revient aux résidents juifs.

La décision de Yaalon intervient un an après la décision initiale délivrée par le tribunal de rejeter la demande de Rajabi et d’accepter la requête des résidents juifs, expulsés par l’armée israélienne.

En 2007, le bâtiment a été investi par des résidents juifs de la ville après achat à son propriétaire palestinien, Rajabi. Mais ce dernier s’est immédiatement tourné vers la Cour suprême dès leur arrivée.

Les citoyens juifs sont restés dans le bâtiment près d’un an, contre l’avis de l’armée israélienne et du ministère de la Défense. Fin 2008, l’armée israélienne décide de les évacuer. Une décision qui a soulevé la colère des résidents juifs de la ville et de militants d’extrême-droite. Plusieurs résidents juifs de Hébron ont été blessés au cours des affrontements, marqués également par la vandalisation de plusieurs magasins palestiniens.

Avec Adiv Sterman