Isaac Herzog, chef de l’opposition, a rejoint samedi les chœurs des députés appelant les habitants d’Amona à ne pas utiliser la violence contre les forces de sécurité pendant l’évacuation de leur avant-poste illégal de Cisjordanie. Le président du parti de centre gauche a également déclaré que le terrain sur lequel vivent ces habitants a été l’objet d’un « accaparement ».

S’exprimant samedi depuis Tel Aviv, Herzog s’est adressé à la quarantaine de familles qui habite à Amona, et ont rejeté mercredi un accord proposé par le gouvernement, et juré de résister à l’évacuation ordonnée par la Haute cour de justice de leur commune, qui devrait avoir lieu dans les prochains jours.

« Ne levez pas la main contre un soldat ou un policier, a déclaré Herzog. Même si c’est réellement douloureux pour une personne de quitter sa maison, c’est un problème de vol. »

« Le sionisme a été construit sur le rachat du terrain, pas sur l’accaparement de terrains », a déclaré Herzog.

« N’oubliez pas demain, a-t-il ajouté. L’expérience nous montre que même quand des Israéliens de Cisjordanie ont été évacués de leurs maisons, ils ont pu établir des communautés plus fortes et meilleures ailleurs. »

 L'avant-poste d'Amona, en Cisjordanie, le 28 novembre 2016. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

L’avant-poste d’Amona, en Cisjordanie, le 28 novembre 2016. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Les remarques du dirigeant de l’opposition ont eu lieu alors que les habitants d’Amona avaient massivement rejeté une proposition du gouvernement pour les relocaliser sur des terrains voisins.

Les forces de sécurité israéliennes devraient commencer à évacuer l’avant-poste dans les prochains jours, avant la date limite pour l’évacuation fixée au 25 décembre, et les habitants d’Amona ont déclaré qu’ils y résisteraient.