L’extrême gauche et l’extrême droite en Israël vont entraîner la formation d’un état binational appelé « Israstine », a déclaré samedi le chef de l’opposition Isaac Herzog.

S’exprimant depuis un évènement culturel à Ramat Gan, Herzog a déclaré que « le public était fatigué d’entendre la gauche radicale accuser Israël de la situation sans offrir aucune solution qui préserverait la sécurité de notre pays, tandis que l’extrême droite nous impose une annexion inévitable des masses palestiniennes de Jérusalem et de Cisjordanie », selon le site d’informations Walla.

Le dirigeant de l’Union sioniste a fustigé les deux côtés « pour crier des slogans qui nous mèneront à un ‘Israstine’ – un état judéo-arabe entre le [fleuve] Jourdain et la mer [Méditerranée]. »

Pendant ce temps, le député de l’Union sioniste, Erel Margalit, a appelé dimanche au cours d’un évènement similaire à Beer Sheva Herzog à organiser des élections internes pour la direction du Parti travailliste, qui forme la majeure partie de l’Union sioniste, et qu’Herzog dirige également. Il a également appelé l’ancien chef d’Etat major Gabi Ashkenazi à rejoindre le parti.

Erel Margalit, founder and managing partner of Jerusalem Venture Partners (Photo credti: Courtesy)

Le député Erel Margalit (Crédit : autorisation)

Repousser les primaires de deux ans, a déclaré Margalit, serait une « grave erreur ».

Il a déclaré que « quand nous aurons des primaires, je considèrerai [la possibilité de] me positionner en chef de parti. Il y a deux partis et deux alternatives. J’appelle Gabi Ashkenazi – décidez où vous êtes et joignez-vous ; nous défierons le leadership de notre pays ensemble. J’appelle également les électeurs à retourner au Parti travailliste et ne pas affluer vers Yair Lapid [le dirigeant du parti centriste Yesh Atid. »

Lapid, qui a été ministre des Finances dans le gouvernement précédent de Benjamin Netanyahu, a travaillé pour se présenter lui-même comme une alternative viable au Premier ministre.

Cette semaine, lui et l’ancien ministre des Affaires étrangères Avigdor Liberman, qui dirige le parti Yisrael Beytenu, ont tenu une conférence commune dans laquelle ils ont accusé Netanyahu d’essayer délibérément de détruire le service diplomatique d’Israël.

Yair Lapid, dirigeant du parti centriste Yesh Atid, à droite, et Avigdor Liberman, dirigeant du parti de droite Yisrael Beytenu, pendant une conférence commune à la Knesset, le 29 février 2016. (Crédit : Miriam Alster/FLASH90)

Yair Lapid, dirigeant du parti centriste Yesh Atid, à droite, et Avigdor Liberman, dirigeant du parti de droite Yisrael Beytenu, pendant une conférence commune à la Knesset, le 29 février 2016. (Crédit : Miriam Alster/FLASH90)