Le débat tant attendu entre le Premier ministre sortant Benjamin Netanyahu et son rival, le travailliste Isaac Herzog, a finalement eu lieu brièvement samedi soir, portant principalement sur des questions diplomatiques et de sécurité, lors d’une émission télévisée.

Les deux hommes politiques, qui se sont pourtant copieusement critiqués au cours de la campagne pour les élections législatives anticipées de mardi qui s’achève dimanche soir, n’avaient pas encore été directement confrontés.

Samedi soir, lors de l’émission politique « Meet the Press », sur la deuxième chaîne de télévision israélienne, Herzog et le chef du Likud, qui brigue son troisième mandat consécutif, ont échangé pendant quelques minutes.

Netanyahu, qui n’était pas présent physiquement dans le studio mais visible en duplex sur un écran géant, a d’emblée placé la discussion sur le domaine ultra-sensible de Jérusalem et de la sécurité.

« Pourquoi ils (M. Herzog et son alliée Tzipi Livni) condamnent la construction à Jérusalem ? Pourquoi ne me soutiennent-ils pas lorsque je me bats pour neutraliser des menaces comme celle des armes nucléaires iraniennes ? Pourquoi refusent-ils de dire qu’ils soutiennent l’immense effort de sécurité que nous entreprenons ? », a lancé le chef du Likud, qui stagne au second rang dans les derniers sondages publiés.

Ce à quoi Herzog a rétorqué : « La sécurité d’Israël est plus importante que tout pour nous. Nous savons comment la défendre et nous saurons comment le faire. Le seul qui place Jérusalem sur le devant de la scène alors même que personne ne parle de sa division c’est Benjamin Netanyahu ».

Netanyahu a accusé l’Union sioniste, alliance du parti travailliste d’Herzog et du Hatnua de Livni « de capituler tout de suite » face aux pressions internationales et de ne pas être capables « de protéger nos intérêts nationaux ».

« La communauté internationale sait que vous êtes faible et n’accepte pas votre position », a répliqué Herzog.

« Les Palestiniens ont identifié votre faiblesse et c’est la raison pour laquelle ils ont entrepris des démarches internationales », a-t-il ajouté.

Interviewé plus tôt sur le plateau de l’émission, Herzog avait affirmé que « le public israélien en a assez de Netanyahu et sait que je suis le seul à pouvoir le remplacer ».