Les attaques dites du « Prix à payer » menées contre la population arabe sont assimilables à un acte de terrorisme et sont condamnées par l’ensemble de la société israélienne, a déclaré mercredi le chef de l’opposition, Isaac Herzog, au lendemain d’une annonce de grève générale dans un village du nord du pays pour protester contre le phénomène.

Herzog, chef de l’opposition travailliste, s’est rendu mercredi dans le nord du pays, à Fureidis, où les résidents ont découvert stupéfaits la veille une mosquée vandalisée et des dizaines de pneus de voiture crevés.

Les violences se sont poursuivies mercredi quand des vandales ont crevé les pneus d’un véhicule appartenant à un entrepreneur arabe stationné dans la ville de Yokneam et gribouillé sur le véhicule le
slogan « Prix à
payer », accompagné d’une étoile de David.

« Je suis venu ici aujourd’hui, non pas en tant que chef de l’opposition ou de membre de la coalition, mais parce que tous les Israéliens sont choqués et indignés par le phénomène terrible et inacceptable du ‘Prix à payer’», a affirmé Herzog.

« Il s’agit de terrorisme. J’affirme ceci devant le système judiciaire et toute personne qui tente d’attiser la haine sur la base des croyances religieuses ».

Les résidents de Fureidis ont annoncé la tenue d’une grève d’une journée pour protester contre l’offense.

L’attaque a était assimilée à la politique dite du « Prix à payer ». Des attaques menées par un petit groupe d’extrémistes juifs afin de protester contre ce qu’ils perçoivent comme une politique pro-palestinienne menée par le gouvernement israélien.

Quelque 2 500 habitants de la ville ont organisé une manifestation mardi soir pour exprimer leur indignation contre ces actes de vandalisme. Le président israélien Shimon Peres s’est entretenu avec Yonis Mari, le chef du conseil local de Fureidis, avant de lui présenter des excuses pour l’attaque.

Le député arabe israélien Ahmad Tibi (Raam-Taal) a déclaré mercredi son intention d’introduire une nouvelle législation qui permettra aux victimes du Prix à payer de percevoir des indemnisations en tant que victimes du terrorisme, a déclaré la radio israélienne.

Des mosquées, des églises, des groupes pacifistes israéliens et des bases militaires de l’armée israélienne ont été pris pour cible à plusieurs reprises par des vandales nationalistes au cours des dernières années.

Ces actes ont fait l’objet de vives condamnations de la part des dirigeants israéliens. Yokneam a assisté à une recrudescence des attaques ces derniers jours.