Il est toujours étonnant de revenir sur ses pas, surtout lorsque le chemin parcouru a été long, comme celui des Juifs ayant quitté le Maroc. Ceux qui y retournent ne vivent que dans les souvenirs d’un âge d’or révolu, mais certains semblent s’en accommoder sans aucune nostalgie.

C’est le cas de Joseph Sebag ; auto-proclamé « dernier juif d’Essaouira qui vend aujourd’hui des bijoux berbères, des masques africains et des antiquités, dans la vieille ville d’Essaouira qui s’est confié au Jewish Chronicle, repris par Yabiladi.

Il dit descendre d’une lignée présente à Mogador (ancien nom d’Essaouira) depuis 250 ans, et vit toujours à proximité de sa mère âgée de 88 ans qui peut encore « conter les histoires de toutes les maisons juives » de la ville.

Après avoir vécu plusieurs années aux Etats-Unis et au Canada, il a décidé de revenir auprès des siens, dans sa ville natale.

« C’est la que sont mes amis, ma famille et mes racines, et je n’ai jamais regretté de rentrer. Je me sens en sécurité au Maroc ».

« Extérieurement, je suis un juif laïc, mais à l’intérieur je suis orthodoxe, » raconte cet homme de père d’origine sépharade espagnole et de mère judéo-berbère.