De nouveaux heurts ont eu lieu lundi entre des résidents d’implantations et des Palestiniens au nord de la Cisjordanie, après qu’un groupe d’Israéliens mené par un activiste d’extrême-droite est revenu sur le lieu où, la semaine dernière, un incident mortel s’est produit près du village palestinien de Qusra.

Un porte-parole de l’armée a déclaré que les soldats présents sur les lieux ont tout mis en œuvre pour refouler d’une part les quelque 50 Palestiniens qui brûlaient des pneus et faisaient rouler des blocs de pierre vers les forces de sécurité, et d’autre part, les quelques dizaines d’activistes juifs qui étaient entrés dans la zone, en dépit du fait que l’endroit était une « zone militaire interdite ».

Un Palestinien a été blessé et est dans un état critique, dans des circonstances non encore élucidées, selon le porte-parole de l’association « Rabbins pour les Droits de l’Homme ».

D’après le service d’ambulance du Croissant rouge palestinien, le Palestinien resté anonyme a été transporté à un hôpital à Naplouse.

L’armée dit être au courant pour le Palestinien blessé et enquête sur les circonstances du tir.

Itamar Ben Gvir, un activiste d’extrême-droite et un avocat représentant Otzma Yehudit, le groupe qui a organisé la marche, ont déclaré au Times of Israel que la balle qui a blessé le Palestinien provenait des forces de sécurité israélienne.

« Voyant les gros blocs de pierre balancés vers les soldats, il aurait dû y avoir des dizaines de balles tirées, et pas seulement une seule ».

Aucun blessé israélien n’a été signalé dans l’immédiat.