Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah s’est adressé au peuple au moyen d’un discours télévisé samedi.

Il a affirmé que le Hezbollah ne veut pas la guerre avec Israël et ajouté qu’ils étaient cependant sur leurs gardes et ne devraient pas être sous-estimés. Nasrallah a également défendu l’implication du groupe chiite en Syrie.

Nasrallah a prévenu que Jérusalem ne devait pas penser que le Hezbollah (« le parti de Dieu ») était trop occupé à se battre aux côtés du président syrien Bachar el-Assad pour se défendre des « agressions israéliennes. »

« Nous ne cherchons pas la guerre, » a indiqué Nasrallah avant d’ajouter que le Hezbollah est « beaucoup plus fort » qu’il ne l’était pendant la seconde guerre du Liban en 2006.

L’organisation aurait augmenté son stock d’armes et ses ressources humaines et amélioré ses formations, et Israël serait fort conscient de ses capacités militaires.

Nasrallah a également affirmé que le Hezbollah avait su protéger les villages libanais du sud et forcé Israël à bien réfléchir avant de lancer des attaques dans la région.

Le chef de l’organisation s’en est pris au président libanais sortant, Michel Suleiman, qui a ouvertement critiqué l’implication du Hezbollah dans le conflit syrien.

En février, Suleiman avait qualifié le slogan du Hezbollah « le peuple, la résistance, l’armée » de paroles vides. Nasrallah a répondu samedi en disant que la formule était « de l’or. »

Il a poursuivi en indiquant qu’il y a, au Liban, de l’or mais aussi du bois – mais que ce « bois est réservé pour les cercueils des soldats [israéliens] de l’occupation. »

Nasrallah a ajouté que le « jihad, la détermination et le sacrifice sont des expression de notre culture de la résistance. »

Il a insisté que la jeune génération ne devait pas s’étonner de l’implication du Hezbollah dans le conflit syrien, que le groupe est avant tout une organisation de « résistance » antisioniste, née du conflit contre l’État juif.

Nasrallah a affirmé que le Hezbollah se battait en Syrie pour protéger le Liban parce que le résultat de la guerre civile syrienne aura un effet sur le peuple libanais.

Ces commentaires sont les premiers du chef terroriste depuis qu’Israël aurait tué deux hommes armés à la frontière syro-israélienne. Des sources de l’armée israélienne accusent le Hezbollah pour cette attaque.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a indiqué que cette attaque résultait d’une récente augmentation des « jihadistes et des membres du Hezbollah » près de la frontière syrienne, qui selon lui, « pose un nouveau défi. »