L’ancienne secrétaire d’État américaine Hillary Rodham Clinton a déclaré qu’il fallait donner une chance aux négociations sur le nucléaire iranien et a alerté le Congrès contre l’imposition de nouvelles sanctions.

Lors d’un discours mercredi soir à l’occasion du gala du Congrès juif américain à New York, Clinton a attribué aux sanctions internationales, qu’elle a contribuées à mettre en œuvre, le fait d’avoir amené l’Iran à la table des négociations.

Elle a mis l’accent sur l’importance de poursuivre les pourparlers internationaux actuels dans le but d’atteindre un accord avec l’Iran sur son programme nucléaire.

« Actuellement, les chances d’atteindre un accord global ne sont pas bonnes. Le président Obama l’a dit », a affirmé Clinton lors du dîner, au cours duquel elle a reçu le prix Stephen S. Wise du Congrès juif américain.

« Je suis également sceptique personnellement sur le fait que les Iraniens iront jusqu’au bout. J’ai observé leur comportement pendant des années. Mais c’est une stratégie qui vaut la peine d’être testée. »

Clinton, que beaucoup voient comme favorite de l’élection présidentielle de 2016, a centré son discours sur la question nucléaire iranienne et le processus de paix israélo-palestinien. Sur les deux fronts, a-t-elle estimé, « le statu quo est intenable. »

Dans son discours d’une demi-heure, Clinton est revenue sur son rôle en tant que secrétaire d’État dans l’élaboration d’un consensus international pour sanctionner l’Iran et dans la création de lien entre les dirigeants israéliens et palestiniens.

« Il était clair pour moi que le Premier ministre Netanyahu était profondément engagé à tester s’il était possible de créer les conditions pour la paix », a-t-elle déclaré, rappelant ses rencontres avec le dirigeant israélien.

« Il a pris certaines décisions sans précédent pendant mes quatre années d’exercice, qui m’ont convaincue qu’il était prêt à avoir des conversations substantielles, indispensables à une entreprise aussi difficile. »

Elle a également fait l’éloge de son successeur John Kerry, « un avocat déterminé » du processus de paix.

Clinton a réaffirmé son soutien à la position de l’administration Obama selon laquelle le Congrès devrait s’abstenir d’imposer de nouvelles sanctions à l’Iran tant que les négociations sont en cours.

« Si le monde juge, à juste titre ou pas, que les négociations ont échoué en raison des actions de notre Congrès, certains de nos plus proches partenaires seront eux-mêmes affaiblis », a-t-elle prévenu.

Elle a ajouté que si la diplomatie finissait par échouer, « alors nous pourrons toujours – et nous le ferons – ajouter de nouvelles sanctions. Et nous aurons le soutien international nécessaire pour s’assurer de leur mise en œuvre. Et oui, nous explorerons toutes les autres options. Soyons clairs : toutes les autres options restent sur la table. »